DimaJazz est (encore) de retour du 12 au 16 novembre. Absent en 2016 et 2017, le festival des entichés de jazz revient. Toujours. Dima. Le programme n’est pas exposé sur une dizaine de jours et plus, comme les années (fastes) précédentes, mais nous suggère une liste au minima, une liste établie sans doute eu égard à la coupe drastique des finances des festivals, comme l’année dernière.

Le festival DimaJazz s’affichera encore cette année, dans sa 16e édition, pour le plus grand bonheur des connaisseurs mais aussi des puristes. Il aura lieu du 12 au 16 novembre 2019 au théâtre Mohamed-Tahar-Fergani. Nous nous devons de rappeler que l’édition 2018 a été présentée sous le signe de « la résistance » par les initiateurs du festival qui, d’ailleurs, ne se seraient pas relevés si un report, un troisième d’affilée, avait eu lieu.
Partageant la poire en deux, les organisateurs ont réduit le festival à 5 jours et ont sacrifié les invités étrangers dont la prise en charge devenait trop lourde pécuniairement.
DimaJazz est gratifié comme étant un des plus anciens festivals d’Algérie. Il reste sans conteste celui qui a plus de triomphe. En atteste la production des artistes à guichets fermés, malgré la cherté des billets et le déplacement de plusieurs fans des quatre coins de l’Algérie pour voir sur scène des chanteurs et des troupes de jazz. Une fois n’est pas coutume, le festival version 2019 sera assuré en grande partie par des troupes venues «d’ailleurs», qui se produiront à partir de 19H30, hormis l’entame et la clôture qui sont programmées une demi-heure plus tard. La première star à se produire sur la scène du théâtre Mohamed-Tahar-Fergani sera JAM, Djamil Ghouli, où le groove sera à l’honneur en compagnie du chanteur algérois. Suivra le lendemain le quartet ECCA pour les initiés du genre selon un répertoire éclectique du genre, avec en deuxième partie Olivier Ajavon, plus connu sous le nom de « AyiTé » avec un mix de jazz et de pop. Le 14 novembre, «Reflejos con Barry» avec Lukas Schiemer au alto, soprano, et Beate Reiermann à la guitare, étaleront le savoir-faire autrichien pour les notes de jazz, avec comme référence une invitation d’honneur pour la patrie des Strauss.
Suivra «Grooz», de Abdelhak Benmadjebari, bassiste chanteur, d’origine algérienne, installé à Montréal, qui mélangera aussi le groove « africain » au jazz. La soirée du 15 novembre proposera le groupe Astral Vibes Conspiracy, un quartet fruit d’un parcours prospère d’expérience de tous les genres, du death metal au jazz en passant par la musique folklorique. En deuxième partie, le duo Duoud, Jean-Pierre Smadja et Mehdi Haddab fusionnent leur patrimoine nord-africain avec les plus récentes technologies occidentales. La clôture le sera avec le big band Woco (Wonder Collective). Aux mélomanes constantinois « djazzistes » à (re) découvrir Stevie Wonder. Tout simplement. A noter aussi que les prix cette année, 500 DA la représentation et 2 000 DA pour un abonnement au festival, ont recueilli l’adhésion des fans de jazz qui ont « dérobé» déjà tous les billets, eux, qui étaient en colère lors de l’édition écoulée où les prix proposés ont été qualifiés «d’indécents».