L’appel à la grève, décidé par le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), en soutien aux enseignants du primaire, a été largement suivi dans la wilaya de Sidi Bel Abbès dans le secteur du primaire atteignant un taux de 100% dans la majorité des écoles primaires de la wilaya. Selon le représentant des grévistes, les établissements primaires Ghazali, Khodja-Abdelkader, Mohamed-Abdou, Chikeur-Mekki, Ibn Batouta, Ibn Haitem et Amarouche-Belkacem ont été totalement paralysés, dès la matinée, par le mouvement de grève qui a atteint 90% dans les autres établissements de la wilaya. Les enseignants affiliés au SNTE, qui ont observé un sit-in devant le siège de la direction de l’éducation, revendiquent, indique-t-on, la promulgation du statut particulier, notamment dans ses aspects liés à la promotion, l’intégration et la révision de la classification des enseignants du primaire de la catégorie 11 à la catégorie 12. Ils revendiquent également l’application immédiate avec effet rétroactif du décret présidentiel 14-266, depuis l’année 2014, le droit à la retraite proportionnelle sans limitation d’âge. Les grévistes réclament aussi la diminution des volumes horaires au primaire et ce, au même titre que ce qui se fait dans les paliers moyen et secondaire, ainsi que la révision des programmes pédagogiques et l’implication des inspecteurs dans leur réévaluation et leur réforme, la régularisation des enseignants formés après le 3 juin 2012, afin qu’ils puissent bénéficier du statut de formateur. Ils revendiquent la possibilité à l’enseignant de bénéficier de la promotion au titre de directeur d’école, ainsi que l’activation du dossier lié à la médecine du travail. Les enseignants du primaire refusent de donner des cours de soutien le samedi et réclament par ailleurs de leur réserver les moyens pédagogiques pour l’accomplissement de leur travail.