En dépit de son vaste territoire, faisant d’elle la deuxième commune de la wilaya en matière de superficie (347 km2), la commune de Berriche à vocation agropastorale, abritant plus de 20 000 habitants, semble tâtonner encore en matière de développement.

Localisée à 13 kilomètres au nord de Aïn Beïda, chef-lieu de daïra, et à une quarantaine au nord-est du chef-lieu de wilaya, l’agglomération de Berriche ne dispose d’aucun projet d’envergure ni d’investissement digne de ce nom.
S’agissant du secteur de la santé, la commune de Berriche dispose d’une polyclinique complètement délabrée avec un manque criant de praticiens et de matériel médical pour la prise en charge des populations des nombreuses mechtas éparpillées ici et là. Cette situation fait que les patients, et notamment les femmes enceintes, sont évacués lors des urgences vers l’EPH Dr Zerdani-Salah de Aïn Beïda.
Disposant d’un bureau de poste pour les diverses opérations postales, l’agglomération n’a toujours pas de distributeur automatique de billets de banque (DAB), d’où le calvaire vécu par les citoyens les jours de versement des salaires et notamment ceux des catégories fragiles comme les retraités. Pour ce qui est de l’Education nationale, les écoles datant de la décennie 70/80 demeurent dans un état délabré, nécessitant une réhabilitation qui tarde à venir pour améliorer les conditions de scolarité des élèves et des personnels.
La même situation est vécue par les citoyens habitant le village agricole Berriche-Felaoucène, datant de l’époque de la Révolution agraire, si chère à feu Houari Boumediène. Sans aménagement ni amélioration urbaine, à l’instar des autres agglomérations de la wilaya, absence d’aires de jeux, d’espaces verts et de jardin public, l’agglomération présente plutôt un aspect morose où l’ennui est présent en dépit d’un parc de loisirs. Cette situation contraint de nombreux jeunes et d’adolescents à faire un saut à Aïn Beïda pour déambuler dans ses rues et atténuer le stress quotidien.
Enfin, les habitants de Berriche, ce grenier de céréales autrefois appelé Jean-Rigal durant la période coloniale, lancent un véritable appel aux autorités locales de la wilaya d’Oum El Bouaghi pour accorder plus d’intérêt à leur commune, notamment en matière de développement pour atténuer leur calvaire du quotidien précaire. n