Comme chaque saison, la Ligue de football professionnel (LFP) doit gérer les deux paliers du championnat algérien. Si le calendrier de la Ligue 2 ne suscite pas de réelles contestations, celui de la Ligue 1 est plus difficile à faire respecter. Surtout quand les clubs refusent de jouer, exceptionnellement, des mises à jour lors de la date FIFA pour réajuster la programmation. Aussi, ils demandent, à chaque occasion, le report en raison des engagements dans des compétitions continentales ou régionales.

Les habituelles contraintes sont toujours là pour la LFP. Et leur balayage dépend, la plupart du temps, de la volonté et la bienséance des clubs qui animent le challenge national. Mais ce n’est pas toujours facile de faire avec des dirigeants qui veulent faire valoir le règlement et leur « droits » alors que, en parallèle, ignorent la réglementation quand ça les arrange. Le respect des articles et des codes est, majoritairement, à sens unique. En tout cas, financièrement, l’instance footballistique tient bon. Ce n’est pas la crise à l’instance qui peut même se payer le luxe de désigner deux délégués par match : « avant, un délégué éprouvait des difficultés pour être au four et au moulin, ce qui l’empêchait d’accomplir convenablement sa mission. Pour l’actuel exercice, nous avons décidé de désigner deux délégués dont la mission diffère : le premier est chargé d’être à l’écoute de l’arbitre sur le terrain, le second doit coordonner avec le service d’ordre. Désormais, les choses vont dans le bon sens », a comparé, pour sa part, Farouk Belguidoum, responsable de la commission d’audit des stades à la LFP. Ce dernier a, par ailleurs, révélé que « chaque délégué de match a une prime versée par la LFP. Dans le cas où il utiliserait sa propre voiture, il sera remboursé selon le kilométrage. Idem pour l’hébergement, du moment que la Ligue prend en charge la facture de l’hôtel.»

Demandes de report en vue
Toujours pour ce qui est de l’organisation des rencontres, le membre du Bureau exécutif, Akli Adrar, a tenu à assurer que « sur le plan de la logistique et des moyens financiers et humains, nous nous éprouvons aucune difficulté à organiser des matches le même jour et à la même horaire.» Cependant, même si « la LFP est en train de réussir la gestion des deux Ligues », Belguidoum a déploré le fait que « les imprévus existent » et il les a qualifiés de « cas de force majeure. Je prends l’exemple du match d’hier samedi entre le MC Oran et le NC Magra, momentanément interrompu pour défection de l’éclairage. Il y a aussi le point relatif à la sécurité. C’est difficile de dégager un dispositif sécuritaire pour trois matches qui se jouent dans la même wilaya.»
En considérant tous ces aléas, concocter un agenda et l’arrêter de manière définitive n’est pas vraiment possible car « C’est facile d’établir un calendrier pour toute la saison, mais c’est plus difficile de le respecter. Je parle d’imprévus comme par exemple les demandes de report.» Avec des teams qui jouent la Ligue des Champions CAF (USM Alger et JS Kabylie), d’autres engagés en Coupe de la Confédération de la CAF et la Coupe arabe de clubs UAFA, à savoir le Paradou AC et le MC Alger respectivement, les choses ne risquent pas de s’arranger. Pour l’instant, l’épreuve africaine n’a pas encore débuté.
L’entame de la phase de poules sera pour la fin du mois en cours. A ce moment là, les choses pourraient se compliquer encore plus pour la LFP avec des matchs en retard qui risquent fortement de s’entasser et de tracasser.