Le gouvernement chilien a accepté l’une des principales revendications qui ébranlent le pays depuis trois semaines en se disant prêt dimanche à « ouvrir la voie à une nouvelle Constitution » via une assemblée constituante. « Nous nous sommes mis d’accord pour ouvrir la voie à une nouvelle Constitution. Nous estimons que c’est un travail que nous devons faire en pensant au pays« , a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gonzalo Blumel. Il a fait cette annonce à la suite d’une réunion avec le président Sebastian Pinera et des responsables de partis de droite et de centre-droit auparavant réticents à un changement profond de la Constitution héritée de la dictature Pinochet (1973-1990). La meilleure formule pour ce changement est la convocation d’une assemblée constituante qui reposerait sur « une large participation de la population, puis il y aurait en second lieu un référendum de ratification », a ajouté M. Blumel à Santiago.