Le collectif des malades hémodialysés au CHU Mohamed-Lamine-Debaghine (ex-Maillot) a adressé, hier, une lettre au ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, réclamant une meilleure prise en charge dans cet établissement hospitalier. En ce sens, le collectif cite
« l’amélioration des conditions d’hygiène » au niveau de l’unité d’hémodialyse et « l’amélioration du suivi des malades » en les accompagnant dans leurs différentes démarches, en se déplaçant avec eux au niveau des autres services, mais aussi en sensibilisant les autres structures ou services spécialisés en relation avec la prise en charge des patients hémodialysés. Dans son communiqué, le collectif indique avoir interpellé « à plusieurs reprises » les responsables de l’hôpital, sans qu’une suite ne soit donnée à sa requête. Dans leur correspondance adressée au premier responsable du secteur, les malades hémodialysés au CHU Mohamed-Lamine-Debaghine, à Bab El Oued, ont mis l’accent sur l’apport de l’hémodialyse, notamment en l’absence de greffe rénale. « L’hémodialyse est devenue plus performante et a permis d’allonger la durée de vie en hémodialyse », ont-ils fait remarquer. Avant d’appeler à la prise en charge également des maladies opportunistes auxquelles ils sont exposés. Ils citent sur ce registre les problèmes cardiaques, osseux, musculaires, rhumatismales et surtout les problèmes vasculaires qui, soulignent-ils, « mettent notre vie constamment en danger ».
Concernant le problème d’hygiène auquel il appelle à remédier, le collectif rappelle au ministre que lors d’une de ses visites au même hôpital, il avait lui-même constaté l’état de dégradation dans lequel se trouvait le service d’hémodialyse.
Ils lui rappellent qu’il s’agit d’une « structure préfabriquée en bois, construite sur une ancienne réserve d’eau désaffectée ». D’où « les fuites d’eau, les fourmis qui nous tombent sur la tête », signalent-ils, sans oublier d’ajouter « le problème d’une climatisation inadaptée qui a fait développer des allergies chez certains malades ou encore la promiscuité du service qui est à l’origine de conflits entre les malades et la personnel soignant ».