L’activité des assurances n’est pas épargnée, comme les autres activités dans différents secteurs, par l’impact de la conjoncture politico-économique actuelle. D’après le directeur général adjoint de la société Algérienne Vie, spécialisée dans l’assurance des personnes, les affaires ne suivent pas la cadence souhaitée. La demande sur les assurances voyage notamment a baissé en raison de cette crise, d’une part, mais aussi, du taux important de refus des visas Schengen par l’ambassade de France. «L’ambassade de France reçoit, chaque année, 600 000 demandes de visa. Ce qui est très important pour notre business en matière d’assurance voyage. Face au nombre croissant des refus des visas, la demande a baissé et par la même occasion, celle relative à l’assurance voyage. Et quand il y a refus, nous sommes obligés de rembourser les contrats d’assurance voyage contractés par nos clients», a confié Mohamed Fourar, en marge d’une journée d’études sur les courtiers, organisée par cette dernière ce jeudi à Alger. Néanmoins, cette situation n’a pas empêché cette société, dont la BNA est le plus gros partenaire, d’enregistrer, cette année, une évolution en termes de chiffres d’affaires, bien qu’elle ne soit pas aussi importante que celle de 2018. «Nous sommes une entreprise naissante, mais nous avons réussi à bien nous placer. En 2017, notre première année d’activités, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 500 millions de DA et de 1,3 milliard de DA en 2018. Cette année, jusqu’au 30 septembre, nous avons enregistré un chiffre d’affaire de 1,3 milliard de DA avec un chiffre prévisionnel de clôture de 1,6 milliard de DA d’ici la fin de l’année», indique-t-il. Selon le responsable de la communication à Algérienne Vie, Adel Kermouche, ce sont les process de gestion de l’entreprise qui la différencie des autres sociétés activant dans le même secteur d’activités. «Les produits que nous proposons existent déjà sur le marché, la prévoyance collective santé, par exemple, destinée à la corporate. Mais notre entreprise, contrairement aux autres, propose un mode de remboursement plus rapide. Nous pouvons procéder aux remboursements directement sur les comptes de nos clients au lieu de passer par l’employeur. Ce qui fait gagner du temps d’au moins 15 jours aux bénéficiaires», explique-t-il. De plus, grâce à une application mobile, conçue à 100% par les équipes de l’Algérienne Vie, en essai actuellement, les clients de cette entreprise pourront bientôt suivre le progrès de leurs dossiers d’indemnités en temps réel. «Ce sont nos solutions innovantes, dans les TIC notamment, qui nous distinguent des autres. C’est cela qui nous a permis de gagner des places sur le marché. En 2017, nous étions classés en dernier, à la 8e place, et en 2018, à la 4e place.
Nous espérons gagner plus de places cette année, surtout que la plupart des entreprises dans ce marché sont en stagnation en raison de la crise», dit-il. Selon lui, le marché des assurances des personnes a régressé au cours de cette année de 9 à 11% contre 10% en 2018. «Ce ne sont, pour l’instant, que des estimations. Mais ce qui est sûr, c’est que le marché a stagné dans sa globalité. Le secteur a du mal à gagner de nouveaux clients. Nous comptons d’ailleurs sur les courtiers pour décrocher de nouvelles parts de marché. C’est pour cette raison que nous avons organisé cette journée d’études, pour que les courtiers informent davantage les entreprises sur nos produits et sensibilisent les employés sur les avantages», souligne-t-il.n