Comme prévu, les Algériens sont sortis en masse en ce 1er Novembre béni pour proclamer une volonté de changement manifeste. Les Algériens ont voulu célébrer cet anniversaire à leur manière. Avec l’ardeur qui cadre avec le moment. Une phase transitoire délicate qui requiert lucidité et courage. L’Algérie semble irrémédiablement dans une dynamique qui déterminera irrémédiablement son avenir. La difficulté à emprunter un passage salvateur est, en effet, singulière. Et devrait irrémédiablement nécessiter l’élan patriotique, notable hier dans les rues d’Alger et d’autres villes du pays.
Quitte à passer par des moments difficiles. Le mouvement de contestation est bien une lame de fond profonde et non pas « quelques éléments » en mal d’activité. Il faudrait bien, un jour, en convenir et adjoindre cette réalité à l’équation pour une solution durable. Les anniversaires historiques sont devenus des véritables moments de communion populaire. On ne peut nier l’évidence, le Hirak arrive à mobiliser et les forces symboliques de l’Histoire ne font qu’exacerber ces sentiments patriotiques.
Les Algériens qui aspirent à un changement légitime observent cette situation avec flegme. Et autant d’interrogations.
La construction d’une Algérie telle que la conçoit le peuple semble inéluctable. Le mouvement populaire dans la rue, voilà plus de huit mois, exige le changement. Il s’agit seulement de regagner une confiance instinctivement perdue. Il est probablement temps de s’armer de clairvoyance et de vaillance politique pour faire sortir le pays du danger qui le guette. Et entamer l’inéluctable processus de changement et prendre autant de temps qu’il faudrait. Avec la participation de tous. Il est irrémédiable que l’Algérie a changé. Il est vain de chercher à ignorer cette évidence. Visible chaque vendredi. Il faudrait s’en tenir, une fois n’est pas coutume, au devoir d’accompagner l’élan d’un peuple qui tend à un dessein à la mesure de sa cohésion retrouvée, un élan à l’évidence irrépressible.