La possibilité de recourir aux financements extérieurs est-elle une bonne chose pour l’économie nationale, particulièrement
moribonde ? Difficile d’être tranché sur la question. L’Algérie souffre, selon les experts, du «syndrome de l’ajustement structurel». L’expérience avec le FMI durant les années 90 aura été mal vécue à cause de ses incidences sur le développement. Et l’instabilité politique actuelle n’est pas pour donner une image captivante pour qui voudrait investir en Algérie. Il restera toujours troublant pour tout partenaire de constater que l’Etat algérien est passé tour à tour du financement non conventionnel vers l’ouverture et la possibilité de demander des prêts, voire des financements extérieurs. Le recours à la fameuse planche à billets était préconisé justement pour éviter de recourir à l’extérieur, avec tout ce que cela engendre de risques notamment pour un pays jaloux de sa souveraineté. Le FMI et la Banque mondiale sont, en tout cas, à l’affût de toute économie, notamment des pays en voie de développement, qui éprouve des difficultés pour lui prodiguer « conseils » et prêts conditionnels. Pour un pays qui a le luxe de ne point avoir de dettes, ou si peu, recourir à l’extérieur peut paraître déjà comme un échec sur le plan de la gouvernance économique. En même temps, l’attraction des IDE requiert un environnement économique et même politique adéquat. Il est évident que l’investisseur étranger ne se risquerait pas d’apporter ses capitaux sans un minimum de garanties. Il faudrait travailler justement sur la qualité de l’attractivité de notre économie, seule à même d’aimanter les capitaux qui restent à l’évidence à la recherche de profits. Le meilleur qui puisse arriver à une Algérie, actuellement en mode de réaménagement, c’est bien de reconstruire une économie à la mesure de ses potentialités. Et la mise en place d’un environnement économique compétitif qui ferait courir l’investisseur quel que soit son origine.