La défense de l’équipe nationale a tenu bon mardi soir face à la Colombie. Malgré quelques errements défensifs des deux latéraux Youcef Atal et Ramy Bensebaïni, l’arrière-garde a été solide grâce à la paire centrale Benlamri – Mandi et le gardien de but Raïs M’Bolhi impeccable dans ses interventions.
On fera une focalisation sur l’axe de la défense. Si Aïssa Mandi s’est plus occupé de la relance, son camarade Djamel Benlamri a remporté un paquet de duels et éloigné beaucoup de ballons dangereux. Très propre dans ses interventions, présents pour couvrir les espaces laissés par Bensebaïni et souvent précis dans ses longues ouvertures (c’est un de ses qualités), le natif d’El-Harrach a prouvé, encore une fois, qu’il est une pièce-maîtresse en sélection. Djamel Belmadi, sélectionneur de l’EN, avait fait un choix aussi fort qu’inattendu en le rappelant chez les «Fennecs». Les premiers signaux de la collaboration parfaite étaient déjà là en mars lorsqu’ «El-Khadra» sortait d’une petite mais solide victoire au détriment de la Tunisie (1/0) au stade Mustapha Tchaker. Le driver des futurs champions d’Afrique s’était dit «très satisfait du rendement du compartiment défensif. J’estime que Belamri et Mandi ont été solides derrière. Cela ne peut que nous donner plus d’assurance. Personnellement, je dirai que la rencontre de ce soir nous a permis de nous faire une idée sur la forme des joueurs et je peux dire que nous sommes dans la bonne voie.» Et il ne pensait pas si bien dire.

M’Bolhi, un Raïs à l’unanimité
Quelques mois plus tard, en terre égyptienne, ce tandem était un acteur majeur dans le triomphe africain. A l’issue de la CAN-2019, l’Algérie avait la meilleure défense de la compétition avec 2 buts encaissés seulement. Entre juillet et octobre, la dernière ligne n’a pas trop perdu de son imperméabilité, à part le fait d’avoir craqué contre les Congolais jeudi dernier avec une défense largement remaniée, les certitudes sont toujours là. «On dispose d’une paire centrale très complémentaire et homogène. Les deux (Mandi et Benlamri) savent exactement ce qu’ils doivent faire dans les duels», a analysé Belmadi.
Les deux éléments en question n’auraient pas pu se targuer de cette «étanchéité» s’il n’y avait pas un dernier rempart très présent sur sa ligne. Pour fêter sa 70e sélection, M’Bolhi n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il a enregistré son 27e clean sheet en carrière internationale. Rien que ça. Avec lui, la sérénité est toujours là. A 33 ans, il semble avoir encore à donner en attendant de passer le témoin à Alexandre Oukidja. En laissant forte impression contre les «Cafeteros», le sociétaire peut siroter la quiétude et avoir la certitude d’un «numéro 1» qui ne sera pas délogé de sitôt. M.T.