Le 11e Festival culturel international de musique symphonique (FCIMS)  s’est poursuivi, dans  la soirée de lundi dernier, à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh avec un répertoire dédié au chant lyrique et aux pièces pour instruments à cordes animé par des ensembles de Corée du Sud, d’Italie, de Turquie et d’Autriche, face à un nombreux public. Un duo, un trio, un quatuor et un quintet  respectivement se sont succédé près de deux heures durant sur la scène de l’Opéra d’Alger, présentant au public des programmes variés de différentes époques de la musique universelle, ainsi que d’autres plus contemporains. Pour la première fois à Alger, l’ensemble « Duo coréen », composé de la pianiste Eunji Han et de la cantatrice soprano Hyeyoung kim, a séduit le public avec une variété de pièces écrites par de grands compositeurs, Claude Debussy, R. Strauss, F. Obradros, G. Donizetti, Charles Gounod et Léonard Bernstein notamment. Avec une voix suave et cristalline, Hyeyoung Kim a enchanté l’assistance, faisant montre de ses grandes capacités à atteindre, avec aisance, des notes aux degrés les plus aiguës, soutenue par Eunji Han, une virtuose du piano qui a également étalé tout son talent au plaisir des spectateurs qui ont longtemps applaudi les deux artistes, rapporte l’APS. La soprano Barbara Favali, le ténor Enrico Zagni  et le pianiste Carlo Ardizzoni, formant le «trio italien », ont également livré une prestation de haute facture, dans une quinzaine de pièces courtes de C. Lombardo, F. Lahr et une série de chants puisés du terroir et de la tradition italienne.  Dans une toute autre ambiance, le quatuor turc, «Ensemble CSO Cello Quartet », représenté par les violoncellistes Ibrahim Aydogdu, Yigit Tan, Yaz Irmak et Omar Sengler, a embarqué l’assistance dans un voyage onirique à travers une dizaine de pièces des plus contemporaines, conçues dans différents styles de musique par des compositeurs de renom. Parmi les compositeurs et les pièces que le quatuor turc a choisi d’interpréter, l’Italien Enio Morricone et la pièce qu’il a composée pour le célèbre film western «le Bon, la Brute et le Truand», «Bohemian Rhapsody» du grand Fredy Mercury, chanteur du groupe anglais mythique «The Queen», «Oblivion» de A. Piazzola, « Moon River» de H. Mancini, «Lorca tango» de T. Erdener, ou encore «Austria», partition d’une difficulté aiguë, écrite par L. Albaniz pour guitare, et brillamment reprise par le quatuor de violoncelles. Longtemps applaudi par le public, l’ensemble CSO Cello Quartet a ensuite cédé la scène au quintet autrichien, « Concilium Musicum Wien », qui, dans un répertoire plus apaisé, a exécuté une dizaine de pièces, dont  les quatre mouvements de « Divertissement » de J. Haydn, « Salon Polka » de J. Strauss (père) et « Berceuse et danse pour violon » de Paul Angerer. Dans des atmosphères empreintes de solennité, les musiciens Christoph Angerer (violon-alto), Milan Nikolic (violon), Bernhard Aichner (violoncelle), Damian Saul Posse Robles (contrebasse) et Robert Pinkl (flûte), formant le quintet autrichien, ont brillé de maîtrise technique et de dextérité, faisant sentir la rigueur académique des grandes écoles de musique. Le Festival culturel international de musique symphonique  se poursuit jusqu’au 17 octobre avec au programme, pour la soirée de mercredi, les ensembles venue d’Allemagne, de Tunisie, de Syrie, et pour la soirée de clôture, ceux de Chine et d’Ukraine.