Le Conseil national des journalistes algériens (CNJA), organisation syndicale du secteur des médias, créé récemment, a exprimé hier sa « préoccupation » quant aux « conditions difficiles et dangereuses dans lesquelles est exercé le métier » ces derniers mois, notamment dans les manifestations populaires.
Dans un communiqué rendu public, la même organisation a affirmé qu’elle est
« très inquiète à l’égard du phénomène des agressions, physiques et verbales que subissent les journalistes ainsi que leur arrestation et leur incarcération dans des conditions qui suscitent des interrogations».
« Depuis le déclenchement du mouvement populaire, dont les journalistes ont accompagné la dynamique avec professionnalisme et responsabilité, les cas de violence à leur égard se sont accentués tant par de simples citoyens que par des policiers, ce qui est contraire à la règlementation en vigueur », ajoute la même organisation syndicale dans son communiqué.
Le CNJA exige ainsi la libération de tous les journalistes emprisonnés à travers des procès justes et équitables, dont celui du journaliste Soufiane Merrakchi, correspondant de la télévision libanaise El Mayadine, victime d’un déficit dans la réglementation régissant le secteur où le journaliste n’est pas protégé par la loi.
Concernant l’élection présidentielle prévues le 12 décembre prochain, le CNJA exhorte tous les professionnels des médias de rester à équidistance vis-à-vis des candidats, être au-dessus des polémiques et contribuer dans la moralisation de la vie politique à travers des écrits sérieux».