La wilaya d’Oum El Bouaghi vient de perdre l’une des figures de proue de la Fédération FLN de France en la personne de Adnane dit « Ami Hamid ».
Décédé en fin de semaine, suite à une maladie, à son domicile à l’âge de 78 ans, Ami Hamid a été accompagné à sa dernière demeure par une foule nombreuse composée de proches, de parents et de compagnons d’armes, d’amis, de responsables et d’élus locaux et simples citoyens.
Résidant lors des événements du 17 Octobre 1961 à Ivry sur Seine, dans la banlieue de Paris, Ami Hamid est l’un des rescapés de la manifestation du 17 Octobre 1961 à Paris. Cette dernière, faut-il le rappeler, fut précédée par l’instauration d’un couvre-feu à Paris le 6 octobre 1961, spécialement à l’encontre des Algériens. En dépit du bouclage de Paris, de nombreux Algériens, près de 100 000, étaient présents au rendez-vous fixé pour participer à une manifestation pacifique qui a tourné au drame suite aux arrestations, tortures, assassinats, disparitions, emprisonnement. Moudjahid de la première heure, il n’a pas cessé de sa vie de rappeler les atrocités coloniales subies par les Algériens en France lors des manifestations d’Octobre 1961. Pour cela, il animait des conférences pour les étudiants à l’université Larbi-Ben Mhidi et des émissions radiophoniques à la Radio régionale d’Oum El Bouaghi. Côtoyant de son vivant tout le monde et particulièrement la jeunesse à qui il ne cessait de rappeler le devoir de la patrie, Ami Hamid était très estimé en tant qu’intellectuel, militant, patriote aguerri et défenseur farouche des principes immuables.K. M.