Avant que la décision ne soit entérinée au sein de la Confédération des syndicats algériens (CSA), composée de 13 représentations syndicales, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), membre de ladite confédération, ne cache pas ses faveurs pour la tenue de l’élection présidentielle dans les délais prévus, à savoir le 12 décembre prochain.
Et si la position officielle de ladite confédération est attendue pour le 17 octobre, le choix du SNPSP, présidé par Lyes Merabet, ne fait point mystère. L’organisation syndicale plaide, en effet, pour la tenue du scrutin présidentiel. Mais cette échéance « doit être précédée par des mesures d’apaisement notamment la libération des détenus d’opinion», a expliqué à Reporters, Lyes Merabet, également coordinateur du CSA. Cette posture favorable à la tenue de la présidentielle ne gênerait-elle pas les animateurs syndicaux réunis au sein de la CSA ? Pour M. Merabet « la présidentielle est importante mais elle n’est qu’une étape dans les réformes qui doivent être incluses dans la Constitution, à l’instar aussi de la limitation des prérogatives du chef de l’Etat, la nature du pouvoir, la séparation entre les différents pouvoirs ainsi que la consécration des libertés individuelles et collectives ». Sur la toile et parmi les acteurs associatifs et militants politiques, les communiqués récents de la Confédération des syndicats ont suscité des réactions très critiques notamment sur le point lié à l’élection présidentielle. Le fait que ces organisations n’expriment pas un refus pour la consultation présidentielle est mal perçu par les animateurs et autres partisans du mouvement populaire. En tout état de cause, la réunion de la Confédération des syndicats algériens reste attendue au vu aussi des tendances qui traversent cette structure qui accompagne le mouvement citoyen de contestation. Car à l’évidence, les animateurs de cette confédération sont partagés sur la tenue de l’échéance présidentielle prévue avant la fin de l’année en cours. Il y a en effet parmi cette confédération des partisans d’une période de transition et même des organisations favorables à une assemblée constituante souveraine. D’où vraisemblablement la difficulté que rencontre la CSA pour trancher sa position par rapport à la tenue de l’élection présidentielle. A la question de savoir pourquoi la CSA tarde à faire état de sa position, les syndicalistes évoquent le facteur temps. Pour Lyes Merabet comme pour Meziane Meriane, du Snapeste, la CSA s’est accordée du temps afin de permettre aux organisations qui la composent de débattre de la question au sein de leurs structures respectives. C’est dans cette perspective justement que le SNPSP compte réunir ses troupes, aujourd’hui à Alger, afin de trancher la question à son niveau et de venir défendre son choix à l’occasion de la rencontre de la CSA prévue jeudi prochain.