Le premier samedi du mois d’octobre s’annonce animé pour les partis politiques qui se sont lancés dans la course à la présidentielle, annoncée pour le 12 décembre, pendant que les opposants à la tenue de cette échéance accompagnent le mouvement populaire dans ses actions de rue. Ainsi, pour les partis politiques qui ont déjà fait le choix de la participation le temps est à la mobilisation des troupes, en envisageant des rencontres organiques ou des sorties de proximité.
C’est manifestement le cas des prétendants à la magistrature et chefs de parti Abdelaziz Belaïd (Front El Moustakbal) et Abdelkader Bengrina (El Bina). Le président du Front El Moustakbal, qui n’a jamais caché sa préférence pour l’option présidentielle, compte se mettre d’ores et déjà dans l’ambiance du scrutin présidentiel. Abdelaziz Belaïd, candidat à la candidature, est attendu aujourd’hui dans la commune de M’ghair, wilaya d’El Oued, endeuillée la semaine passée par le drame qui a coûté la vie à plusieurs nouveau-nés. «Cette sortie de Abdelaziz Belaïd vise à aborder la situation générale du pays, mais aussi sensibiliser les militants et les citoyens qu’il va rencontrer sur l’importance que revêt cette élection», selon le membre du bureau politique et chargé de l’information au niveau du parti, Raouf Maâmeri. Outre ce volet, les militants du parti sont à pied d’œuvre pour récolter les signatures nécessaires pour le dossier de candidature, ajoute le même responsable, qui note que «l’opération s’annonce difficile cette fois du fait que la règlementation exige que le signataire soit présent au niveau des services compétents pour que la signature soit valable». Pour sa part, Abdelkader Bengrina, du Mouvement El Bina, sera, lui aussi, aujourd’hui sur le terrain, plus précisément dans la localité d’El Hamiz, à l’est d’Alger, avec comme ordre du jour «la sensibilisation des militants du parti ainsi que les citoyens sur l’importance de l’élection présidentielle», selon Abdeslam Grimes, vice-président du parti. Pour ce dernier, la rencontre s’inscrit dans le programme ordinaire du parti qui vise, selon lui, à aller bien au-delà des 50 000 signatures qu’exige la loi de tout prétendant à la magistrature suprême. Par ailleurs, d’autres partis politiques sont toujours au stade de la concertation pour se situer par rapport à l’échéance du 12 décembre. C’est le cas du Mouvement Ennahdha, dirigé par Yazid Benaïcha, qui tiendra une session du conseil consultatif aujourd’hui (samedi) pour débattre de cette question. «Nous considérons que l’élection présidentielle est la solution idéale pour concrétiser la volonté populaire, mais nous avons déjà demandé la satisfaction de certaines conditions pour son bon déroulement, notamment la question du départ du gouvernement Bedoui», a indiqué M. Benaïcha. Pour sa part, le mouvement El Islah est à pied d’œuvre pour affiner «la forme» à travers laquelle le parti va participer. Une réunion du conseil consultatif est prévue le 19 octobre en cours pour trancher la position du parti. «Cette date peut être maintenue comme elle peut être reportée. Une réunion du bureau politique du parti se tiendra samedi prochain à cet effet. Nous voulons bien étudier les choses notamment par rapport à cette question du candidat consensuel. S’il s’avère qu’il n’y aura pas un tel candidat, nous opterons pour le candidat du parti», explique Faycal Bensedraya, responsable au niveau du parti.