A la veille d’une date symbole dans l’histoire récente de l’Algérie, l’Alternative démocratique a, dans un communiqué rendu public, rappelé les similitudes entre le 5 octobre de l’année 1988 et le 5 octobre 2019, deux dates synonymes de lutte populaire pour l’émancipation.

«Plus de 30 ans déjà que le soulèvement d’octobre qui a succédé aux événements du printemps 1980 en Kabylie, à la révolte du Constantinois en 1986, aux protestations des femmes contre le code de la famille, aux luttes des travailleurs de différents secteurs et des militants politiques de diverses obédiences, engendrant déjà les premières fissures dans le système du parti unique qui s’est imposé en tuteur du peuple algérien», souligne le communiqué.
«L’éclosion de débats sur le devenir du pays à travers des collectifs, comités et organisations politiques jusque-là tenues dans la clandestinité», a permis le pluralisme politique et l’ouverture médiatique.
«Sorti exsangue des événements sanglants des années 90, le pays a été livré à un pouvoir plus soucieux de la restauration autoritaire du système politique que de la promotion de la démocratie et de la souveraineté du peuple» rappelle l’Alternative démocratique.
«Le 22 février 2019 est la cristallisation de toutes ces luttes qui ont précédé», estime ce collectif regroupant plusieurs partis de l’opposition. «Les Algériennes et les Algériens ont appris de ces expériences que seule la contestation pacifique et unitaire peut venir à bout d’un système politique usurpateur, prédateur et oppresseur», est-il écrit dans le communiqué. Au cœur de la crise actuelle, les forces du Pacte de l’Alternative démocratique considèrent aujourd’hui que leur responsabilité est «grande devant l’histoire».
Pour l’Alternative «le 22 février 2019 ne revendique pas un simple ajustement socio-économique ou culturel. C’est un soulèvement révolutionnaire qui met au centre la question de la souveraineté du peuple», considérant que «la préoccupation des Algériennes et des Algériens n’est pas de chercher des solutions à la crise du système. Il s’agit de réunir les conditions permettant l’exercice de la souveraineté populaire et de mettre en place un nouveau cadre politique et juridique avant d’envisager toute élection».
Enfin, les forces du pacte de l’Alternative démocratique saluent la mobilisation citoyenne dans la revendication du changement.
«Les Algériennes et les Algériens sont appelés à rester vigilants et à poursuivre les luttes pacifiques pour arracher un processus constituant à travers une transition démocratique», souligne le communiqué des partis du courant démocratique partisans d’un scénario de transition.