La présidentielle du 12 décembre prochain est un sujet qui ne laisse, quasiment, personne indifférent. Ça s’est confirmé samedi passé lors des « Rencontres citoyennes » du Think tank « Nabni », organisées chaque samedi au parc de La Liberté (Ex de Galland). Les débats du jour étaient axés sur une question « Pourquoi ne pas choisir un candidat consensuel du Hirak? ». Une question perçu par certains présents presque comme une provocation. Dès le début les « anti » dz faisaient entendre avec véhémence, criant presque à l’impossibilité de cette « éventualité ». « Ce n’est même pas un sujet à débattre puisque ca ne peut pas être réalisable  » entonnait un jeune étudiant. Il sera rejoint par d’autres pour qui c’est une évidence si le Hirak ne va pas choir un candidat « puisque tous les vendredis on ne cesse pas de montrer que nous desaprouvons même ces élections, surtout dans les conditions actuelles ».

Toutefois, au fur et à mesure des discussions (parfois houleuses) d’autres voix se sont élevées pour donner un autre son de cloche. « Il faut que le Hirak monte d’un cran et ne doit plus se contenter uniquement des manifestations du Vendée ou du mardi » s’était exprimé, avec véhémence, un des participants aux débats. Selon lui, l’élection du 12 décembre est une « opportunité » pour « battre le pouvoir surble terrain ». Il expliquera que pour cela « il faut choisir des personnalités honorables et respectables, et elles existent ». Une réaction qui n’a pas fait réagir plus d’un au début. Néanmoins, au fur et à mesure des discussions, l’ « idée » semblait moins « incongrue » pour certains. A la fin, la majorité donnait l’impression de ne pas avoir changé d’avis mais la réflexion était là.

L’unanimité affichée au début sur le refus d’un candidat consensuel était loin d’être inébranlable. La proposition fera-t-elle son chemin? Les prochains jours, les prochaines semaines, le détermineront.

@SalilmKoudil