C’est aujourd’hui que le Mouvement de la société pour la paix (MSP) se prononcera sur la position qu’il adoptera à l’égard de la présidentielle du 12 décembre prochain, à savoir y participer ou non. Dans cette perspective, le Conseil consultatif du mouvement était réuni hier pout trancher sur cette question. Une réunion tenue à huis clos en présence du chef du parti Abderrezak Makri.
Nous avons essayé de connaître le nombre exact des membres présents à ce rendez-vous décisif pour le mouvement, ainsi que le nombre des membres du CC, mais le chargé de l’information au sein du MSP, en l’occurrence Bouabdellah Benadjmia, nous répondra qu’il s’agit d’un « détail d’ordre interne », avant que des membres du conseil ne nous affirment que la liste des présents était suffisante pour atteindre le quorum requis et «prendre une décision à l’égard des élections». Quant à la question de savoir si l’ambiance au sein du parti islamiste serait en train d’évoluer au profit d’une participation au scrutin présidentiel, certains membres du CC que nous avons interrogés diront que « toutes les options restent envisageables ». Toutefois, « la tendance est plutôt à la participation » soulignera l’un d’entre-deux, non sans insister sur l’exigence de garder l’anonymat.
« Au niveau du parti, nous avons la position stratégique qui tend vers la participation ainsi que la position politique qui consiste à déterminer la formule de la participation. Nombreux sont ceux au sein du comité qui pensent qu’il faudra opter pour la candidature du président Abderrazak Makri pour éviter toute secousse interne et maintenir la stabilité du parti », poursuit notre interlocuteur qui, faut-il le préciser, a eu à occuper des postes très importants au sein du MSP.
Concernant l’option dune coalition entre le MSP et d’autres partis du même courant, notre source indiquera que cette voie est « peu envisageable », d’autant que «nous avons observé récemment une sorte d’égoïsme politique chez certains partenaires », justifiera-t-il.
Hier, au moment où nous mettions sous presse, les membres du CC était toujours en débat, et la position du parti à l’égard de la présidentielle ne devait être connue que tard dans la nuit.