Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassan Rabehi, a effectué, avant-hier, une visite d’inspection au musée national des antiquités et des arts islamiques et à l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audio-visuel (ISMAS) à Alger.

Accompagné du wali d’Alger, Abdelkhalek Seyouda, le ministre a entamé sa tournée en se rendant au Musée national des antiquités et des arts islamiques dans la commune d’Alger-Centre, où il a visité deux pavillons, celui des antiquités et celui des arts islamiques, lesquels recèlent des objets et pièces archéologiques appartenant aux différentes civilisations qu’a connues l’Algérie. Le ministre a évoqué avec les responsables de ce musée, qui relève du  ministère de la Culture, un nombre de problèmes dont l’établissement pâtit, tels que « la formation des archéologues », « la rénovation », ainsi que la « vulgarisation des trésors de ce musée auprès du public à travers la numérisation », rapporte l’APS. Pour rappel, le musée avait fait l’objet, en mars dernier, d’actes de  vandalisme et de vol qui ont ciblé certains de ses pavillons et un nombre d’objets de valeur. Le pavillon  antiquités a été rouvert en août dernier, après rénovation, installation complète du système de surveillance et de sécurité, à même de s’assurer de l’absence de danger à l’avenir, tandis que le pavillon « arts islamiques » demeure à ce jour fermé, a indiqué une responsable du musée à l’APS  sans donner plus de détails  sur sa date de réouverture. 

L’ISMAS, un dossier épineux  
Le ministre s’est ensuite rendu avec la délégation à  l’ISMAS de Bordj El-Kiffan, lequel relève des ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, où il a visité les différents départements, salles d’enseignement, d’exposition et de formation, avant de s’entretenir avec la directrice du centre des différents problèmes dont souffre cet institut qui a ouvert ses  portes en 1964. Pour rappel, au mois d’avril dernier,  les étudiants de l’ISMAS avaient observé une grève de plus d’une dizaine de jours, avec comme principal revendication la validation de leur diplôme, délivré uniquement de manière provisoire par la direction de l’Institut et non par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ou par le ministère de la Culture par respect à l’accord obtenu en 2015 par les deux ministères. Les étudiants avaient également dénoncé les mauvaises conditions de leurs formations et la gestion de la directrice, Fouzia Akkak, à la tête de cet institut depuis 2015. Face aux revendications des étudiants, la directrice de l’ISMAS avait répliqué, dans un  entretien accordé à notre quotidien Reporters, que «nous avons envoyé les dossiers des diplômes au ministère de l’Enseignement supérieur au mois de novembre 2018 et l’accusé de réception fait foi. (…) Maintenant, tout est une question de temps. D’un autre côté, les diplômes provisoires qu’ils ont déjà sont tout à fait reconnus par la Fonction publique, et même à l’étranger. Grâce à cela des étudiants ont réussi à s’inscrire pour poursuivre des formations à l’étranger. »
Par ailleurs, il est à souligner  que c’est la seconde sortie culturelle, en un mois, du ministre de la Communication, porte-parole du  gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassan Rabehi. En effet, il avait effectué  au début de ce mois de septembre une visite au chantier de restauration de la Citadelle d’Alger, au musée national du Bardo et au Centre national de recherche en  préhistoire, anthropologie et histoire (CNRPAH). Lors de  cette première visite en sa qualité de ministre de la Culture par intérim, Hassan Rabehi avait salué «les compétences algériennes en charge de ce chantier et la main-d’œuvre qualifiée qui y travaille en utilisant des  matériaux locaux». Le ministre a dit souhaiter voir cette Casbah devenir, «en plus d’un pôle touristique, une source d’inspiration an matière  d’architecture, d’art et d’artisanat».  Lors de la visite au musée national du Bardo, en plus d’avoir insisté sur le rôle de l’Etat dans la préservation du patrimoine culturel matériel et immatériel, le ministre avait également évoqué, selon l’APS «le rôle du citoyen et de la société civile pour la relance de la culture  du musée, du cinéma, et du théâtre».