Initiatives visant au « renforcement » du Projet des Parcs culturels algériens, un programme placé sous la tutelle du ministère de la Culture tout en étant piloté en partenariat avec le programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le PPCA qui devra – à terme – aboutir à la création de cinq espaces, où il sera notamment mis l’accent sur la préservation de la biodiversité  et « l’utilisation durable des écosystèmes », connaît aujourd’hui  l’entame d’une « nouvelle phase » au travers d’une série de mesures axées, explique-t-on, sur une « approche participative ». Un moyen, souligne le directeur du projet,  Salah Amokrane, d’inclure les acteurs locaux. « La phase actuelle du projet recommande un renforcement du processus de gestion participative des différents intervenants et partenaires, à travers des activités programmées sur les quatre sites prioritaires du projet dans la région de l’Ahaggar ».
En ce sens, annonces faites dimanche dernier  depuis le musée du Parc culturel national de l’Ahaggar, à l’issue d’une rencontre ayant réuni depuis le 15 septembre  les « différents partenaires » du projet, notamment impliqués dans la gestion du tourisme, des membres du  mouvement associatif, ou encore des représentants des différents secteurs d’activités, Salah Amokrane a ainsi fait savoir que les nouvelles mesures « complémentaires » à ce projet, lancé en 2014, devront s’étaler jusqu’en 2021, en touchant dans l’Ahaggar, les régions de Tissa, Tafdest, Sirkout et Imdir. Il s’agira concrètement d’accroître l’implication des acteurs locaux, élus et représentants des secteurs de l’agriculture, du tourisme, de l’environnement et des forêts. Les populations des régions du parc de l’Ahaggar, gardiennes d’un riche patrimoine matériel et immatériel, bénéficieront, quant à elles, d’aides pour la mise en œuvre da « microprojets » à l’instar, explique le responsable cité par l’APS, de panneaux solaires, de forages et d’équipements de puits pastoraux et agricoles et de matières premières pour les besoins de l’artisanat traditionnel. Le même responsable a ajouté qu’il s’agira d’une « stimulation pour leur implication à la préservation de la biodiversité ». Annonçant par ailleurs que le projet avait déjà permis le distribution de kits solaires, de pompes hydrauliques fonctionnant à l’énergie solaire, ou encore de lots de matières premières destinées à l’artisanat traditionnel, il s’agira « prochainement » pour le PPCA  de lancer un travail de médiatisation au travers d’une « sessions de formation » visant à  faire connaître la biodiversité des régions prioritaires et les voies et moyens permettant leur préservation, ou encore d’un programme pour l’authentification du savoir culturel populaire, en axant plus spécifiquement le travail sur le « patrimoine immatériel de la région ». En ce sens, il est rappelé que la première phase du projet, débuté en 2014, avait pour sa part été consacrée à la « consolidation » des mécanismes et des moyens de gestion au point de vue « juridique et institutionnel ». Une étape qui avait par ailleurs débuté ne concernant que deux espaces, les parcs culturels du Tassili et de l’Ahaggar, avant d’être élargie aux trois autres parcs culturels algériens situés dans l’Atlas saharien, àTindouf et à Tidikelt-Gourara-Touat.