Reparties sur sept centres de formation implantés dans les différentes communes d’Alger, les structures de formation de l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger ouvrent actuellement leurs portes – et jusqu’au 30 septembre prochain – aux inscriptions des nouveaux élèves. Les centres qui dispensent plusieurs formations aux arts du théâtre, danse, dessin, mais surtout en musique classique, chaabi  ou encore andalou… proposeront cette année un « maximum de 3 500 places » de conservatoire ; une offre en hausse par rapport a l’année 2018 où 2 400 inscriptions avaient été enregistrées. En effet, rencontrés vendredi lors d’une journée porte ouverte, organisée au niveau de la forêt Bouchaoui, dans le but de « se rapprocher du grand public », les responsables de l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger ont fait savoir que plusieurs classes et infrastructures nouvelles avaient été ouvertes cette année, notamment « dans les communes du centre de la wilaya, dont Chéraga, Bir Mourad Raïs, El Harrach, El Biar ou à Kouba où nous avons deux établissements ». La structure qui travaille notamment en collaboration avec les maisons de jeunes, rattachées au ministère de la Jeunesse et des Sports, a par ailleurs créé cette année une nouvelle école à El Mouradia, en convertissant les locaux d’un ancien centre culturel, mais a surtout finalisé la réouverture du célèbre conservatoire d’Alger de la place des Martyrs. « Nous avons cette année un plus grand nombre de places disponibles.  Nous avons sollicité des espaces qui étaient uniquement ouverts comme bibliothèque ou classe d’informatique, notamment à Zéralda et Mahelma (…) mais surtout, nous avons rouvert le conservatoire d’Alger, situé  place des Martyrs, après la finalisation de sa restauration l’année dernière ». En ce sens, Yacine Touat, directeur du conservatoire de Kouba, nous explique que le conservatoire – le plus ancien d’Alger remontant à 1902 – a aujourd’hui atteint ses pleines capacités. « Il avait en partie rouvert ses portes l’année dernière mais ses places étaient limitées à cause des travaux dans certaines classes. Nous n’avions ouvert qu’un seul étage sur trois (…) Aujourd’hui, le chantier de restauration est terminé et nous pourrons  avoir 600 à 700 élèves », a-t-il indiqué. Les capacités globales de formation  apparaissent ainsi en nette hausse, tant en termes de quantité que de qualité, avec des collaborations avec les enseignants de l’INSM et de l’enseignement supérieur ; elles restent néanmoins très loin de répondre à l’intégralité de la demande, Yacine Touat estimant  que les capacités des centres d’arts et culture ne couvrent « au grand maximum qu’un tiers des demandes que nous constatons à chaque rentrée ».
 Des formations dans les écoles d’arts et culture, qui restent également ouvertes à des « tarifs symboliques par rapport aux écoles privées », soulignent les responsables, qui précisent qu’une réflexion est en cours afin de proposer « prochainement » des possibilités d’inscription aux enfants démunis. « Nous réfléchissons à mettre en place des mécanismes afin de permettre aux personnes démunies de bénéficier également de formations aux arts (…) Notre mission est socioculturel et nous sommes un service public. L’idée est d’arriver à des formules avec des prix encore plus réduits pour certaines catégories de personnes ». Pour rappel, le coût moyen d’une seule année de formation avoisine les 10 000 dinars dans une école d’arts et culture ; un cursus complet pouvant être de dix ans.n