Quelques heures après le discours du Chef d’état-major, Gaid Salah, les Forces de l’Alternative Démocratique (FAD) ont réagi par un communiqué dont « Reporters » a reçu une copie.  

« Après les arrestations et emprisonnements arbitraires qui ont touché des responsables politiques et des dizaines de citoyens et la remise en cause des droits fondamentaux (liberté de manifestation, de réunion, d’organisation, de presse, d’opinion…), le vice-ministre  de la défense qui a multiplié  les discours belliqueux vient de franchir un nouveau pas en interdisant, par un simple discours, aux Algériennes et aux Algériens d’exercer un droit fondamental arraché de hautes luttes et inscrit dans la constitution, celui de circuler librement sur tout le territoire national. » indique par la même source. Les FAD estiment que la décision de Gaid Salah est une «mesure anticonstitutionnelle et antidémocratique risque d’ouvrir  la voie à tous les dérapages car instituant autour de la capitale un état de siège qui ne dit pas son nom »

 Les FAD estiment que « les développements politiques en cours (…) vont à l’encontre de la démocratie et (…) risquent de pousser le pays vers la dislocation susceptibles de provoquer l’ingérence étrangère ».

Texte intégral du communiqué:

« Les forces de l’alternative démocratique se sont réunies en urgence aujourd’hui 18 septembre 2019 au siège du parti des travailleurs pour se prononcer sur les développements politiques en cours  qui vont à l’encontre de la démocratie et qui risquent de pousser le pays vers la dislocation susceptibles de provoquer l’ingérence étrangère.

Après les arrestations et emprisonnements arbitraires qui ont touché des responsables politiques et des dizaines de citoyens et la remise en cause des droits fondamentaux (liberté de manifestation, de réunion, d’organisation, de presse, d’opinion…), le vice-ministre  de la défense qui a multiplié  les discours belliqueux vient de franchir un nouveau pas en interdisant, par un simple discours, aux Algériennes et aux Algériens d’exercer  un droit fondamental arraché de hautes luttes et inscrit dans la constitution, celui de circuler librement sur tout le territoire national.

Cette mesure anticonstitutionnelle et antidémocratique risque  d’ouvrir  la voie à tous les dérapages car instituant autour de la capitale un état de siège qui ne dit pas son nom.

Ces mesures autoritaires prises par un pouvoir de fait, illégitime et rejeté par l’immense majorité du peuple, sont annoncées au lendemain de la convocation à des élections présidentielles (12 décembre 2019) rejetées par les millions d’Algériennes et d’Algériens qui n’ont pas cessé de l’exprimer pacifiquement depuis des mois.

Les forces de l’alternative démocratiques qui ont déjà considéré, comme la majorité du peuple que la solution ne réside pas dans l’organisation de  présidentielles, synonymes du maintien du système en place, dénoncent la volonté de passage en force du pouvoir et appellent les Algériennes et Algériens à maintenir leur mobilisation jusqu’à la satisfaction de leurs aspirations légitimes.

Les mesures répressives, les pratiques liberticides, l’instrumentalisation de la justice et  la mise au pas de toutes les institutions de l’Etat par le pouvoir en place dans l’objectif de sauvegarder le système conduisent le pays vers une impasse aux risques dramatiques pour la nation.

Les forces de l’alternative démocratique rappellent leurs exigences de levée  de toutes les entraves à l’exercice des libertés démocratiques,  de libération de tous les détenus (es) politiques et d’opinion et leur attachement au processus constituant souverain à même de permettre au peuple algérien de choisir souverainement et  librement la nature des institutions à mettre en place.

Les Forces de l’Alternative Démocratique

Alger, 18 septembre 2019″