C’est dans le but de mettre un terme à la pénurie de médicaments que le ministre de la Santé, Mohamed Miraoui, s’est engagé à prendre des sanctions à l’encontre des parties à l’origine de la perturbation et de la pénurie sur le marché des médicaments.
Quelle stratégie pour éviter la rupture de stocks de médicaments ? De plus en plus, la situation se complique et la liste des médicaments en rupture s’allonge.
La pénurie de médicaments refait surface, elle est toujours d’actualité. Une situation qui dure depuis déjà quelques années et a amené le premier responsable du secteur de la santé à réagir. En effet, évoquant les pénuries récurrentes de médicaments, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, s’est engagé, en marge de sa visite dans la wilaya de Blida, à prendre des sanctions contre les «businessmen du médicament» à l’origine de la perturbation… sans donner trop de détails.
Cela dit, il a assuré que «des mesures seront prises à l’encontre des parties à l’origine de la perturbation et de la pénurie de médicaments», ajoutant ne jamais plus tolérer de telles pratiques. Il a promis que son département fera toute la lumière sur les zones d’ombre qui entourent le secteur du médicament à l’origine des pénuries. Il a indiqué qu’une enquête a été diligentée et que «les résultats seront communiqués prochainement», précisant que «nous ne pouvons faire un diagnostic précis de la situation tant que les résultats de l’enquête ne sont pas connus».
Dans le même contexte, le ministre a annoncé la création, au niveau de son département, d’une «commission de veille», composée du directeur général de la pharmacie, du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (Snapo), des distributeurs de médicaments, du Conseil national de déontologie et des producteurs, pour un suivi hebdomadaire de la situation au niveau national.
Il a donné également des instructions pour l’installation de cette commission au niveau des wilayas dans le but de mener des visites d’inspection et l’identification des dysfonctionnements dans la chaîne de distribution. Pour information, le secteur de l’industrie pharmaceutique englobe quelque 90 producteurs locaux, outre plus de 100 projets en cours réalisation.

Vers la généralisation de la transplantation d’organes
Le ministre de la Santé a également annoncé la généralisation prochaine de la transplantation d’organes à partir de personnes en état de mort cérébrale.
Il a assuré qu’un plan sera mis en place pour augmenter le nombre d’opérations réalisées par l’Agence nationale de greffes d’organes, qui compte déjà 31 antennes au niveau national. «Il sera procédé à la mise en place d’un nouveau plan qui répondra aux objectifs que nous nous sommes fixés dans le domaine», a-t-il ajouté.
Dans ce contexte, le ministre a indiqué qu’il tiendra une rencontre en septembre prochain avec les responsables de l’Agence pour faire le bilan de cette année et de l’année dernière, et d’ajouter que ce bilan constituera «une feuille de route pour permettre l’amélioration des données en 2020 et avoir un plus grand nombre de donneurs». Par ailleurs, le ministre a indiqué qu’«en mars dernier, une transplantation d’organe a été effectuée avec succès à partir d’une personne en état de mort cérébrale et, par conséquent, la procédure sera prochainement généralisée au niveau national».