Les erreurs et le manque de suivi des dossiers de retraite, induits par les cas de décès ou autre du retraité entraînant des «versements» qui n’ont plus lieu d’être, poussent la tutelle à réagir notamment au vu du déséquilibre financier que vit la Caisse nationale de retraite ces dernières années.

C’est dans l’objectif de mettre fin à cette faille générant des pertes financières, que le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Hassan Tidjani-Haddam, a évoqué, mardi, lors de sa visite dans la wilaya de Souk Ahras, la nécessité de suivre le dossier du «trop perçu» de la Caisse nationale de retraite.
Pour le premier responsable du secteur, il y a nécessité de «suivre le mouvement des dépenses de la CNR, parfois versées par erreur ou par manque de suivi de l’évolution du dossier de retraite en cas de décès ou de changement de la situation professionnelle du retraité». Le ministre n’a pas avancé de chiffres concernant les pertes financières liées à ces erreurs. Il a insisté en revanche «sur l’importance» de déployer davantage d’efforts pour «moderniser et améliorer la gestion de ces dossiers» à travers des cycles de formation.
M. Tidjani-Haddam a appelé, par la même occasion, à l’intensification des campagnes de sensibilisation sur «l’importance de préserver les fonds de la CNR»,qui représente, a-t-il dit, «l’argent du contribuable et le droit des futures générations», et insisté sur «l’activation du rôle des cellules d’écoute, d’accueil et d’aide à domicile pour les personnes invalides». Il a exhorté, par ailleurs, les cadres du secteur à œuvrer pour la «consolidation de la coopération avec les différentes administrations concernées, à savoir la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas), la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (Casnos) et le registre national de l’état civil numérisé».
Lors de sa visite au niveau d’une microentreprise, lancée dans le cadre du dispositif de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) spécialisée dans les grandes cultures, le ministre a mis en exergue «l’importance» de ce genre d’entreprises dans le développement local, à travers «la création de la richesse et des postes de travail, notamment dans les régions intérieures et frontalières ne disposant pas de grands tissus économiques». Il a demandé aux responsables locaux d’encourager les jeunes porteurs de projets à opérer dans le domaine de la sous-traitance, et aux responsables de l’Agence pour l’emploi d’assumer leur «rôle d’intermédiaire entre l’offre et la demande d’emploi». Il a souligné que «les cadres de cette agence ont la responsabilité d’agir dans la transparence à travers l’intégration des technologies de l’information et le renforcement de la communication en direction des citoyens». Il a donné, dans ce sens, des instructions pour accorder la priorité dans les placements classiques aux jeunes affiliés au dispositif d’aide à l’insertion professionnelle pour une meilleure gestion du processus de recrutement.
Avant d’achever sa visite, le ministre a appelé les responsables et cadres du secteur à davantage de rigueur et d’implication pour consolider l’opération de recouvrement des cotisations en usant de tous les moyens légaux et en renforçant la sensibilisation pour l’affiliation aux caisses de sécurité sociale.