Il avait brandi la démission au sortir de la victoire (2/1) de son équipe, le CR Belouizdad, face au NC Magra lundi dernier lors de la 2e journée de la Ligue 1 algérienne. Abdelkader Amrani ne savait pas s’il continue ou pas l’aventure sur le banc des « Rouge et Blanc ». Il était même envisageable qu’il ne fasse pas le voyage en terre tchadienne pour diriger l’équipe à l’occasion du tour préliminaire « retour » de la Coupe de la Confédération CAF contre l’Association Sportive Coton Tchad.

Sa sortie médiatique avait suscité maintes interrogations. Surtout que Amrani n’a pas cité les personnes qu’il visait nommément en parlant de tentative de pression et de déstabilisation au sein du club par des individus proches de l’environnement : « Je n’ai pas envie de continuer parce qu’il y a beaucoup de choses qui ne plaisent pas personnellement et je ne vais pas vous les dire parce que je ne suis pas du genre à livrer les secrets du club. Pour moi, le plus important c’est de partir en laissant ma place propre. Personne ne peut m’utiliser et je ne suis dans le camp de personne. Je me contente de me concentrer sur mon travail et puis c’est tout.»
L’ancien coach du CS Constantine, avec lequel il a été sacré champion d’Algérie à l’issue de l’exercice 2017-2018, est allé plus loin dans son réquisitoire en assurant que « tant que l’environnement du travail ne sera pas sain, je ne vais pas travailler. Je ne parle évidemment pas des supporters auxquels je témoigne mon respect. J’ai travaillé deux ans à Constantine et quand j’ai voulu partir, je suis parti. Et ce malgré le fait que les supporters ont insisté pour que je reste. J’ai une conscience et j’ai une personnalité. Je travaille corps et âme et je vois des gens qui veulent se payer ma tête et qui sont proches du club. C’est désolant » avant de conclure en indiquant qu’il n’est pas certain d’être là pour la suite : « Je ne sais pas, je vais dormir et me décider demain matin », a-t-il lâché.
Mise au point au retour
Après une nuit de sommeil, le technicien qui a permis au « Chabab » de frôler la relégation est revenu à de meilleurs sentiments compte-tenu de l’important rendez-vous qui attend le club en coupe de la Confédération. Une explication décisive pour la suite de la compétition continentale sur laquelle les Belcourtois misent beaucoup. Et ce, même si leur chemin pourrait croiser celui de la redoutable formation égyptienne du Pyramids FC qui est en train de s’imposer comme l’une des meilleures équipes en Egypte. Pour preuve, ce sigle appelé anciennement Al Assiouty Sport vient de battre Al Ahly SC en championnat et reste sur un large succès 4 buts à 1 acquis au détriment de l’Etoile du Congo lors de la première manche de l’épreuve africaine.
Ainsi, Amrani a préféré prendre sur lui et ne pas lâcher les « gars de Laâquiba » dans une passe cruciale pour son avenir en Afrique. Selon nos sources, la personne concernée directement par ses propos était Boualem Charef, le directeur technique sportif (DTS) du team de la banlieue. Ce dernier ferait le forcing pour prendre l’équipe première. C’est pour cela que Saïd Alik, directeur sportif, avait évoqué « un problème d’égo au sein de la société ». Ce qui est sûr c’est que Amrani prendra une décision définitive après le retour du Tchad avec, on l’espère, la qualification en poche si cette ambiance électrique n’affecte pas le moral des troupes.n