A peine la saison commencée et voilà que l’entraîneur du CR Belouizdad, Abdelkader Amrani, songe à quitter la barre technique parce qu’il n’aime pas la présence de certaines personnes dans l’entourage du sigle algérois. Après le succès 2 buts à 1, acquis lundi au stade 5 Juillet face au promu le NC Magra, le driver belouizdadi s’est plaint de certaines personnes qui veulent le «casser». Enigmatique.

« Je n’ai pas envie de continuer parce qu’il y a beaucoup de choses qui ne plaisent pas personnellement et je ne vais pas vous les dire parce que je ne suis pas du genre à livrer les secret du club. Pour moi, le plus important c’est de partir en laissant ma place propre. Personne ne peut m’utiliser et je ne suis dans le camp de personne. Je me contente de me concentrer sur mon travail et puis c’est tout. Aujourd’hui, on arrive au stade et on n’a même pas trouvé de ramasseurs de balle. On a dû faire appel à des jeunes qui se trouvaient en tribunes. Ce n’est pas normal. Il y a quelque chose qui ne va pas », c’était la déclaration de Amrani au sortir du match de la 2e journée de Ligue 1 qui a vu les siens s’imposer décrochant la première victoire de la saison après le précieux nul arraché contre le CA Bordj Bou Arréridj en ouverture.
Son équipe avait bien joué et aurait pu s’imposer plus aisément. Mais le contenu était passé au second plan pour l’ancien entraîneur du CS Constantine qui a préféré faire part de ses désarrois et ras-le-bol. Amrani ajoutera : « tant que l’environnement du travail ne sera pas sain, je ne vais pas travailler. Je ne parle évidemment pas des supporters auxquels je témoigne mon respect. J’ai travaillé deux ans à Constantine et quand j’ai voulu partir, je suis parti. Et ce malgré le fait que les supporters ont insisté pour que je reste. J’ai une conscience et j’ai une personnalité. Je travaille corps et âme et je vois des gens qui veulent se payer ma tête et qui sont proche du club. C’est désolant.»
La nuit pour porter conseil
Cette sortie médiatique a provoqué la panique à Belcourt, QG des « Rouge et Blanc ». Les inconditionnels savent que le départ éventuel d’Amrani sera une grosse perte pour leur team fétiche. Ce technicien a participé grandement au maintien des Belcourtois au sein de l’élite la saison écoulée alors qu’ils étaient quasiment condamnés à la relégation lorsqu’il avait pris les rênes au mois de décembre 2018.
Avec les « gars de Laâquiba », il a remporté la Coupe d’Algérie et terminé à la 8e place du classement final de l’exercice 2018-2019. Le sacre dans l’épreuve populaire a offert le billet en Coupe de la Confédération CAF aux coéquipiers de Amir Saâyoud. Justement, ils devront disputer le tour préliminaire « retour » du tournoi dans deux jours contre l’Association Sportive Coton Tchad qu’ils ont battue (2/0) le 10 août dernier lors de l’ « acte I » au stade 5 juillet. Amrani sera-t-il sur le banc ? « Je ne sais pas, je vais dormir et me décider demain matin », avait lâché le premier responsable de la barre technique du « Chabab » lundi.
Pour sa part, Saïd Alik, Directeur général De la formation de la banlieue d’Alger, a préféré minimiser la colère du chef de la barre technique : « je suis surpris par les propos de l’entraîneur d’autant plus qu’on a réalisé le plus important en gagnant ce match. L’équipe a bien joué et on s’est créé des occasions. C’est une déclaration à chaud. Il faut lui donner un peu de temps pour réfléchir », a déclaré l’ancien chairman de l’USM Alger qui reconnaît que : « c’est vrai, il y a une mauvaise ambiance mais elle n’est pas due aux joueurs, à l’encadrement technique ou médical. Mais on sent qu’il ya des gens qui mettent les bâtons dans les roues pour cette équipe. Et c’est malheureux. Je vais le dire : pour prendre des décisions fermes et nettoyer au tour, il faut avoir toutes les prérogatives. Il y a un problème d’égo au sein de la société.» Affaire à suivre et des complotistes à démasquer dans un footbal circus algérien où la calomnie et les coups bas font des ravages.