Certaines rumeurs ont fait état de contacts entre l’international Youcef Belaïli et le SCO Angers (Ligue 1 française). Un probable retour au sein de la formation angevine vite balayé par le « Fennec » qui s’est même payé le président du club français, Saïd Chabane qui lui avait offert un contrat en 2017 quand il était encore suspendu pour avoir consommé des produits dopants. Pas très classe.

Dans une interview accordée au quotidien sportif spécialisé « Le Buteur », Youcef Belaïli a tenu à rebondir sur les dernières déclarations de Saïd Chabane : « On a écrit une histoire avec Youcef. Elle s’est arrêtée il y a un an et demi. Il n’a pas été patient. Après deux ans de suspension, il est arrivé chez nous en béquilles, et deux mois après, il voulait jouer alors qu’on lui avait demandé de patienter. Ça ne s’est pas fait, voilà», avait, rappelons-le, note le chairman scoïste.
Une sortie venue mettre un terme aux bruits de couloirs qui annonçait un probable retour de l’Oranais en France. Et le moins que l’on puisse dire est que les propos de Chabane n’ont pas été du goût du récent champion d’Afrique avec l’Algérie : « Les déclarations de Chabane m’ont vraiment surpris. Pourtant depuis que je suis parti d’Angers, je n’ai pas échangé avec lui directement. Il a dit que je suis venu à Angers avec des béquilles. Ça veut dire quoi ? C’est vrai que je revenais d’une suspension de deux ans, mais je continuais à m’entraîner. En tant que président d’un club professionnel, il ne devait pas parler ainsi de moi. Et aussi, en tant qu’Algérien, il fallait qu’il se comporte différemment avec moi et me défendre, car je le répète, j’ai été victime de hogra à Angers. C’est un président qui fait du business avec les joueurs et moi, j’ai ma personnalité et c’est pour cela que je suis parti rapidement », a-t-il rétorqué.

Bon de sortie : oui mais vers où ?
L’ancien usmiste insiste pour jouer en Europe. Il en avait l’occasion il y a deux ans lorsque Chabane lui offrit un contrat inouï alors que personne n’avait pris l’initiative de le faire signer puisqu’il était encore sous le coup d’une suspension de deux années. L’attitude de Belaïli a quelques allures d’ingratitude parce que ce bail paraphé avec le SCO lui avait permis de négocier avec d’autres clubs en tant que joueur détenant une licence. Et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agissait d’une formation évoluant dans l’élite en France. Il avait alors forcé un départ vers l’ES Tunis où il a pu rebondir et retrouver ses sensations : «Je vais le dire haut et fort, j’avais ma place à Angers, mais on m’a marginalisé. La preuve, je suis parti et quelques mois après j’ai réussi à gagner, en tant que titulaire, deux Ligues des champions d’Afrique, deux championnats et une Supercoupe avec l’EST. J’ai ensuite remporté la CAN avec la sélection. Tout cela prouve ma valeur », rappelle le talentueux milieu de terrain qui ne sait pas trop où il compte jouer lors de cette saison 2019-2020.
En tout cas, tout indique qu’il quittera les « Sang et Or » sachant qu’il n’a pas encore repris les entrainements alors. Pour précision, le natif d’Oran devait rallier Tunis il y a deux semaines. Du boycott ? Absolument pas selon le concerné qui précise être «toujours sous contrat avec l’EST. J’ai envie d’aller en Europe mais j’attends une offre concrète. Je n’ai pas de souci avec l’EST et je n’ai pas boycotté le club comme cela a été rapporté et en principe demain (hier NDLR) je serai à Tunis pour reprendre l’entraînement.»Intenable et imprévisible Belaïli.