Mohamed Djemaï, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), s’est enorgueilli du nombre et de la qualité des  participants à la conférence des cadres de son parti, aujourd’hui, au Centre international des conférences (CIC). « Cette conférence est de haute tenue parce qu’elle est marquée par la participation de 1 500 cadres parmi lesquels 482 professeurs », a-t-il lancé d’emblée, dans une salle archicomble où une partie des participants n’avaient pu trouver place. Mais cela n’a pas empêché Djemaï d’entrer dans le vif du sujet. « La sortie de la crise que traverse l’Algérie ne saurait être envisagée qu’à travers l’organisation d’une élection présidentielle, transparente, donnant lieu à un président élu en toute souveraineté, qui prendra en charge le lancement des différentes réformes », a-t-il lancé, soulignant que l’organisation d’une élection présidentielle est « la solution pour faire face aux menaces qui guettent notre pays dans un environnement international et régional trouble ». « Non à ces appels qu’on entend qui évoquent la désobéissance civile », a-t-il enchaîné. Réitérant son appel à « tout un chacun pour adhérer au dialogue national, afin d’aboutir à un consensus sur l’ensemble des questions posées », M. Djemaï a rappelé l’importance du dialogue comme seule voie garantissant la continuité de la République. Il a affirmé, à ce titre, l’attachement de sa formation politique à « un dialogue reposant sur des compromis et qui n’exclut aucune partie politique ou civile. Un dialogue qui vise à réunir les conditions constitutionnelles et juridiques nécessaires à l’organisation d’une présidentielle transparente au cours de laquelle le peuple dira son mot en toute souveraineté ».  Et de poursuivre, en dénonçant « les appels qui visent à imposer par la force une phase de transition et une internationalisation de la crise algérienne ».  De l’avis de Djemaï, un  dialogue  doit être accompagné « de concessions de part et d’autres et non la recherche de l’arrivée au pouvoir sur le dos du peuple. C’est de cette manière que nous pouvons sortir de la crise », a-t-il lancé. Avant d’asséner : « Nous, au FLN, on ne guette pas les opportunités, on n’investit pas dans la crise au détriment du pays pour des gains politiques, on ne cherche pas de butins personnels. » Dans ce cadre, et comme à l’accoutumé, Djemaï a consacré une large part de son discours à l’Armée qui assure « ses missions républicaines et qui est aussi opposée aux  projets  qui visent à  saper la stabilité et la sécurité du pays ». Plus précis, le leader du FLN lance, sous les applaudissements de l’assistance, « la direction de l’Armée est aux mains des patriotes et des moudjahidine et œuvre à concrétiser les attentes légitimes du peuple algérien ».  Le conférencier n’a pas manqué par ailleurs de faire état des conséquences économiques de la répercussion de la crise : «  La persistance de la crise va avoir des impacts économiques et sociaux et risque même de remettre en cause les acquis du Hirak.» Et de se répéter : «  Le prolongement de la crise aura des retombées néfastes sur l’économie nationale, menant à l’augmentation du taux de chômage, de la pauvreté et à la propagation des fléaux sociaux. »