Plusieurs pères de famille se torturent les méninges en pensant à l’achat du mouton de l’Aïd. Si certains trouvent que son prix, cette année, est à la portée des citoyens, d’autres, par contre, soulignent qu’il est excessivement cher pour un employé moyen touchant à peine 35 000 DA.

Profitant du week-end, nous nous sommes rendus au niveau des marchés à bestiaux de la commune de Bouhadjar, située à l’extrême sud-est du chef-lieu de wilaya, à Aïn El Assel, au nord, et à Drean, soixante-dix kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya El Tarf. Nous avons relevé qu’au niveau de la commune de Bouhadjar, qui compte beaucoup d’éleveurs, les prix sont abordables par comparaison aux deux autres points de vente, Aïn El Assel et Drean. Ainsi donc, le père de famille peut s’acheter un mouton à moins de 30 000 DA de qualité. Ceux qui sont plus nantis prendront ceux à plus de 50 000. Les bonnes affaires peuvent se faire sur les points de vente improvisés au bord des axes routiers. Les habitants redoutent d’acheter le mouton pour plusieurs raisons. Les maquignons qui les proposent viennent de très loin notamment de Tébessa, Medourouch, Batna parfois. Le mouton est souvent engraissé aux hormones. Ce qui signifie que l’acheteur prend beaucoup plus de la graisse que de la viande. En ce début de semaine, il y a une panoplie de moutons mais les acheteurs ne sont pas si nombreux. Notons qu’on peut trouver les points de vente au niveau d’au moins une quinzaine de communes de la wilaya, plus exactement à Chatt sur la RN 84 A, donnant sur la capitale de l’acier, la grande métropole Annaba. Les maquignons font souvent des concessions aux acheteurs et sont prisés par les citoyens surtout ceux qui ont une bourse moyenne. Sadek, 35 ans, trois enfants, était au niveau d’un point de vente depuis plus de deux heures, et hésitait à s’offrir un mouton. Finalement il a pris celui à
30 000 DA. Il dira qu’il a fait une bonne affaire, l’année passée, le mouton lui a coûté 42 000 DA. Madjid, un voisin de palier, a fait son choix sur un mouton de Mdaourouch pour 50 000 DA. Plusieurs citoyens préfèrent acheter au marché à bestiaux de Bouhadjar, d’autres d’Aïn El Assel, très peu de Drean, à cause du prix très élevé. Par ailleurs, on apprend que des associations, des entrepreneurs, des nantis et autres vont offrir des moutons aux nécessiteux. Enfin, signalons que les vétérinaires de la wilaya mènent des campagnes tous azimuts sur la conduite à tenir en cas de kyste hydatique. n