Depuis plusieurs années, les voies publiques et les marchés de la ville sont devenus des lieux où exercer un commerce quelconque illégalement est plus rentable que posséder un magasin au centre-ville. En effet, ces pratiques exclusivement lucratives, qui défient la loi et les règles commerciales en vigueur, s’exercent en toute quiétude au su et au vu de tout le monde et sans la moindre considération pour le consommateur. Dans ces espaces livrés à l’anarchie, où toutes les normes d’hygiène et de règles commerciales sont bannies, les vendeurs exposent toutes sortes de produits alimentaires, cosmétiques, textiles… Dans le quartier Brarik, l’espace réservé aux piétons et aux véhicules est occupé par des étals de trabendistes. Ces derniers, face à des commerçants honnêtes, sont confortés dans cette situation par un manque flagrant de contrôle et de sanction par les services concernés. Dans cet endroit du centre-ville de Béchar, une simple promenade est devenue impossible. Les baraques des trabendistes ont transformé ces lieux en bazar à ciel ouvert, gênant considérablement la fluidité de la circulation. Cette invasion anarchique des espaces, réservés habituellement aux piétons, dure depuis plusieurs années dans l’illégalité la plus totale. Confortés dans leur situation, ces trabendistes occupent sans vergogne tout espace vide (trottoir, chaussée…). Ce commerce informel dérange aussi les nombreux commerçants qui exercent légalement leur métier en payant les impôts et la Casnos. R. R.