Rien ne va plus à l’Assemblée populaire de la wilaya (APW) de Sétif. En effet, la situation de blocage que connaît cette institution depuis les élections locales du 23 novembre 2017 s’installe dans la durée. L’APW de Sétif, qui compte 55 élus (27 FLN, 19 RND et 9 MSP), ne dispose aujourd’hui que du président de cette institution, issu du RND. Hormis l’adoption des budgets, les autres activités de cette institution demeurent toujours gelées.

Cette fois-ci, les membres du Mouvement de la paix et de la société (MSP) ont boycotté, jeudi dernier, la session ordinaire qui a été programmée pour l’approbation du budget supplémentaire de la wilaya au titre de l’exercice 2019. Dans un communiqué rendu public par la formation de HMS de Sétif, les élus du MSP n’ont pas manqué de dénoncer la situation de gel qui caractérise cette institution locale depuis plus de 20 mois. Par ailleurs, ces derniers ont fermement critiqué l’annulation de la session extraordinaire, programmée pour le 31 juillet dernier, consacrée à l’adoption du règlement intérieur et à la désignation des vice-présidents et des présidents des commissions permanentes. «Après avoir reçu une convocation pour la tenue de cette session extraordinaire pour l’adoption du règlement intérieur et la désignation des commissions, nous avons reçu une autre convocation pour le report de cette session. A notre grande surprise, nous avons reçu une convocation pour la tenue d’une session ordinaire pour le 1er août, consacrée à l’approbation du budget supplémentaire de la wilaya au titre de l’exercice 2019 », lit-on dans le document, dont nous détenons une copie. Les élus du MSP soulignent que la situation de blocage de l’APW ne sert pas le développement local de la wilaya. Ces derniers refusent catégoriquement d’être utilisés seulement pour l’adoption du budget de wilaya. «Notre convocation à l’approbation du budget supplémentaire de la wilaya sans le consulter est une infraction des lois en vigueur. En tant que membres élus de cette institution, nous ne nous considérons pas concernés par l’approbation du budget sans aucune consultation ni délibération », ajoutent les rédacteurs de ce document. A noter que depuis les élections de novembre 2017, les membres de l’APW n’ont pas pu faire la répartition des postes de responsabilité au sein de cette institution suite aux conflits internes entre les membres des trois formations politiques. A noter que l’affaire du procès-verbal de la seule plénière, tenue le 4 janvier 2018, dans laquelle il a été procédé à la désignation des responsables des différentes instances de l’Assemblée se trouve toujours entre les mains de la justice. Les membres de l’APW attendent avec impatience le verdict de cette affaire.