Apparemment, les souscripteurs au programme location-vente AADL sont toujours dans la tourmente. Que ce soit pour le programme AADL 1 ou celui AADL 2, entre retard dans la mise en œuvre du programme et la discrimination durant la procédure d’inscription, le calvaire et l’angoisse des souscripteurs sont les mêmes.

700 souscripteurs, sur total de 2700 inscrits au programme location-vente de 2013 (AADL 2) ayant payé leur première tranche en septembre 2013, ont été exclus de la phase de convocation et de celle du choix de l’entreprise réalisatrice pour des raisons inconnues et inexpliquées. Alors qu’ils attendaient l’invitation pour le paiement de la 2e tranche, les souscripteurs reçoivent un message les informant qu’ils ne sont pas encore programmés pour le choix du site, sans la moindre explication de la part de l’agence locale. Ils vivent depuis dans la tourmente. En plus de l’attente qui dure depuis des années, les souscripteurs d’AADL (1 et 2) sont confrontés à des situations des plus invraisemblables, entre discrimination, abandon et autres aléas sans savoir à qui s’adresser face un interlocuteur absent ou de faux prétextes. Le calvaire est d’autant plus lourd pour les 300 souscripteurs AADL 1 (2001-2002) n’ont toujours pas bénéficié de leurs logements, alors qu’ils ont payé les quatre tranches exigées. Intégrés au programme AADL 2, ils s’interrogent encore sur les motifs de ces retards interminables qui durent depuis plus de 18 ans. Pour les souscripteurs de Ouargla «on est victimes de discrimination. C’est clair ! On a payé au même moment que les autres, comment se fait-il qu’on ne soit pas convoqué à ce jour ?! », s’interroge un des souscripteurs, père de 5 enfants. «Selon l’AADL de Ouargla, le problème est au niveau d’Alger. C’est eux qui n’ont pas débloqué l’argent, nous ont-ils dit », a déclaré un autre dans un entretien à Reporters. Épuisés par la cherté des loyers qu’ils payent, leur rêve d’obtenir un logement reste un rêve et le chemin vers le logement AADL est plein d’embûches. Pour rappel, 1700 logements pour la wilaya de Ouargla, dont 600 pour la commune d’Ain Beida et 1100 pour Ouargla, sont inscrits au programme d’AADL 2. Les 300 logements du programme AADL 1 ne sont toujours pas livrés et ont été ajoutés au programme AADL 2. Les 2700 souscripteurs des deux programmes se sentent donc exclus, les autorités ne fournissant pas d’explications pour les rassurer. Le mécontentement se lit sur les visages des souscripteurs dont certains attendent depuis 2002 et d’autres 2013 pour avoir un toit. « Le loyer m’a épuisé, je n’arrive pas à subvenir aux besoins de ma famille. 19 000 DA/mois c’est la moitié de mon salaire et je ne sais plus comment faire si cela dure », a lancé avec amertume un quinquagénaire. « J’ai peur de mourir avant d’habiter cette maison pour laquelle j’ai dépensé tout ce que j’ai», lâche un autre. « J’ai 41 ans et j’attends ce logement pour me marier et fonder une famille, mais je commence à désespérer ! », dira un autre postulant.