Dix travailleurs de l’APC de Sidi Bel-Abbès ont grimpé mercredi dernier sur la terrasse du siège de la mairie, d’où ils ont menacé de se jeter.

Les protestataires, des contractuels de 5 heures recrutés à 8 heures, qui sont en grève avec leurs collègues depuis trois jours, ont revendiqué leur permanisation, le versement des salaires des mois de juin et juillet, ainsi que la prime de rendement. Malgré les tentatives du P/APC de faire revenir les protestataires sur leur menace, aucun d’eux n’a accepté de descendre et ont, par contre, scandé les mêmes slogans du Hirak « klitou labled ya sarrakine », « bled chouhada dawha khawana ». Le nouvel épisode de tentative de suicide a suscité la curiosité et l’effroi des riverains qui s’étaient attroupés devant le siège de l’APC. Les éléments de sécurité et ceux de la Protection civile étaient sur les lieux prêts à intervenir. Le président de l’APC, qui a tenu un point de presse, a précisé que ses services ont transmis le dossier du règlement des salaires des deux mois aux travailleurs au contrôleur financier pour les approuver et ensuite les transférer au Trésor communal. Il soulignera que les salaires sont alimentés du budget supplémentaire de l’APC. Sur les 612 travailleurs intégrés au système de 8 heures, 337 ont encaissé, mercredi, le salaire du mois de juin, et le lundi prochain ils vont encaisser leur deuxième mois et la prime de rendement. Pour le reste des travailleurs, leurs salaires seront versés avant l’Aïd. Il impute le retard du versement des salaires des autres travailleurs au retard des signatures des contrats. Selon le même responsable, 99% de la plateforme des revendications des communaux relèvent de l’administration et non pas de ses compétences. Malgré cela, il était convenu de tenir une réunion avec les représentants des travailleurs, pour trouver un terrain d’entente. Les travailleurs sont manipulés par des syndicalistes, qui veulent entraver la mission des élus, qui est le développement de la ville de Sidi Bel Abbès, ajoutant que son but est de rattraper le temps pour le lancement des projets qui lui sont accordés. « Nous avons un problème de compétences au niveau de l’administration communale et une anarchie dans la gestion de ses services, sans réaliser de rendement ». n