Le procès en appel de l’ex-sénateur du RND, condamné en août 2018 pour une affaire de corruption en flagrant délit, a pris fin lundi et toutes les tentatives de la défense de plaider l’innocence n’ont pas été utiles puisque la Cour de Tipasa a confirmé sa première condamnation à 8 ans de prison ferme, tandis que ses deux hommes de confiance, arrêtés en même temps que lui, ont été relaxés.
Après trois audiences en appel au niveau de la Cour de Tipasa, dont deux reportées en raison de l’absence de la victime, la Cour de justice de Tipasa a tranché hier et approuvé le jugement de première instance condamnant l’ex-sénateur à 7 années de prison ferme, qu’il purge déjà dans le centre pénitentiaire de Koléa depuis août 2018, suite à son arrestation par des agents de police en flagrant délit de corruption selon les chefs d’inculpation.
Le Conseil de la magistrature de Tipasa a donc approuvé le jugement de première instance de la Cour de Tipasa et le sénateur va rester encore sept ans en prison après avoir purgé déjà une année.
L’ex-sénateur a écopé de 7 ans de prison, d’une interdiction d’exercer de hautes fonctions ou de se porter candidat à une activité politique quelconque, ainsi que d’une amende de 1 million de dinars pour obtention « d’indus privilèges et abus de pouvoir», tandis que les deux personnes, arrêtées en même temps que lui avec l’argent, ont bénéficié d’une relaxe.
Pris en flagrant délit de corruption et en possession d’une somme de 2 millions de dinars (sur les 5 millions prévus) dans la transaction, en échange d’une intervention pour régulariser le dossier d’une construction illicite, un hôtel dans la zone dite d’Ouzakou sur les hauteurs du mont Chenoua, l’ex-sénateur avait plaidé l’innocence et parlé d’un prêt.