Présents en Egypte pour suivre cette compétition à la saveur toute africaine, des noms pas comme les autres sont souvent rencontrés dans les centres de presse ou bien aux abords des cabines de commentaires. Considérés comme de véritables légendes dans leur pays ou par l’histoire du football africain, ces anciens footballeurs ont marqué de leurs empreintes les annales du football continental. Ils ont illuminé grâce à leur talent inégalable cette compétition qu’est la Coupe d’Afrique des nations notamment durant les années 1980-90. Rencontrés au stade Al-Salam à l’occasion du match Maroc-Côte d’Ivoire, certains de ces anciennes gloires nous ont donné subrepticement leurs appréciations sur la CAN jusque à maintenant, c’est-à-dire à la veille des dernières séries du premier tour. Pour Youssouf Fofana, les équipes du Maghreb ont une grande chance à jouer dans cette CAN. L’Algérie on l’a vu a montré jusqu’ici de belles choses, estime-t-il. Pour « le diamant noir », la notion de petite équipe est désormais définitivement enterrée, notamment dans cette grande compétition africaine qui revient chaque deux ans. « Il n’y a pas de grandes équipes comme durant notre temps, aujourd’hui la différence se fait sur le rectangle vert, durant les 90 minutes de jeu », juge l’ancien ailier magique, considéré en Côte d’Ivoire comme l’un des meilleurs footballeurs de tous les temps. Patrick Mboma, le mythique numéro neuf des Lions indomptables, consultant pour la télévision française Canal + durant cette compétition, n’a pas tari d’éloges de son côté sur la qualité des pelouses durant cette CAN égyptienne. « Cela permet de voir du beau football. On n’a pas l’habitude de voir ça en Afrique », opine le ballon d’or africain en 2000. La surface de jeu reste en effet traditionnellement le point faible des compétitions de football africain. « A part les pays d’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud, les autres ont toujours du mal à ce niveau », juge Fofana. Pour cette CAN, l’Egypte offre des pelouses dignes des pays européens, dans un pays au climat très chaud notamment en cette période, c’est incontestablement la bonne note de la CAN. Le maitre à jouer du Maroc durant les années 80 Aziz Bouderbala estime de son côté que les choses sérieuses commenceront dès le prochain tour et que c’est de bon augure que l’Algérie et le Maroc soient qualifiés au prochain tour prochain, cela va donner des confrontations relevées. Ce génie du dribble et de l’accélération s’est félicité de ce « retour » de l’Algérie à l’occasion de cette CAN. Abdoulay Traoré l’un des joueurs le plus talentueux de sa génération, toujours une masse athlétique impressionnante malgré le poids de l’âge, estime qu’il faudrait encore attendre pour voir émerger le carré d’as, ces quatre nations qui animeront les demies finales de la CAN 2019. Pour cet Ivoirien magique, les rencontres du premier tour confirment que cette histoire de favori n’a pas de sens. C’est justement les favoris qui ont souffert durant ce premier tour.