Le Tribunal de Dar el Beïda (Alger) examinera samedi
29 juin l’appel introduit par l’ex-candidat à l’élection présidentielle, initialement prévue le 18 avril dernier, Ali Ghediri, dans l’objectif d’obtenir une liberté provisoire, apprend-on du collectif de défense du prévenu. La Chambre d’accusation tranchera, dix jours après l’introduction de l’appel, soit le 9 juillet la libération ou le maintien en détention préventive du prévenu, ajoute la même source. Placé le 13 juin dernier sous mandat de dépôt, sous deux chefs d’inculpation, Ali Ghediri est accusé de « collecte d’informations de nature à porter atteinte à l’économie nationale » au profit de pays étranger. Il est également accusé d’affaiblir le moral de l’Armée en temps de paix afin de nuire à la défense nationale. Le prévenu a été interpellé dans la soirée du 12 juin à son domicile à Ouled Fayet (ouest d’Alger) par les services de sécurité, avant d’être relâché le lendemain à 2h du matin. Durant la même journée, il a été convoqué par les services de sécurité pour enquête avant d’être transféré au tribunal de Dar El Beïda, où il a été entendu. Le juge d’instruction près du même Tribunal a décidé, dans la soirée, de le mettre en détention provisoire.
Le collectif de défense de Ali Ghediri dément, par ailleurs, que leur client soit poursuivi, comme il a été avancé par des médias nationaux, «pour falsification» en ce qui concerne la collecte de signatures de parrainage pour se porter candidat à la magistrature suprême.