L’élection du candidat Kheireddine Barbari à la tête de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC) ce matin ne sera qu’une simple formalité dans la mesure où il est l’unique candidat de l’assemblée générale élective prévue à partir de 9h00 au siège du Comité olympique algérien (COA). On s’attendait à voir d’autres candidatures dont celle de l’ancien président Naïdji Nasreddine ou encore de l’ancien candidat Smaï Douzi, actuel directeur technique sportif du GS Pétroliers, mais finalement, ces deux personnalités ont tout simplement refusé de se présenter face à Barbari.

Le dernier délai de présentation des candidatures a pris fin mardi dernier. Ainsi, l’assemblée générale élective, prévue ce samedi à partir de 9h30 au siège du Comité olympique Algérie (COA), ne devrait pas trop durer puisqu’il n’y aura, pour ainsi dire, pas de vote. L’élection du seul candidat, en la personne de Kheireddine Barbari, président de la ligue de Biskra et membre du bureau fédéral, se ferait par acclamation comme ce fut le cas lors de l’élection de l’ex-président démissionnaire Kerboua. Et justement, la Fédération algérienne de cyclisme est sans président depuis le 11 novembre 2018, soit depuis la démission de Mabrouk Kerboua pour des raisons de santé et personnelles. Et c’est Abbès Fertous, premier vice-président désigné depuis président par intérim, qui devait organiser l’assemblée générale élective dans les 60 jours suivant la démission de Kerboua, selon les statuts de la fédération.

Chronique d’une AG élective polémique
Là, il est utile de rappeler qu’en réalité M. Fertous avait convoqué une AG élective pour le 15 décembre 2018, et une commission des candidatures avait été mise sur pied pour recueillir les dossiers de candidatures. Cette dernière avait reçu deux dossiers des postulants, à savoir MM. Barbari Kheireddine et Douzi Smaïl, directeur technique sportif du GS Pétroliers. La commission avait validé la candidature de M. Barbari et rejeté celle du DTS du GSP. Et à la veille de la tenue de l’assemblée générale élective, la commission des candidatures, qui avait annoncé le prolongement de la période de dépôt des dossiers de candidatures, avait décidé de décaler l’AGE pour le 22 décembre avant son report à une date indéfinie en raison d’un blocage au niveau du ministère de la Jeunesse et des Sports au temps de l’ancien MJS. A ce moment-là, on évoquait des dépassements remarqués par la tutelle.

En attendant la réponse du TAS
Des contestataires ont soulevé le problème d’irrégularités dans le processus actuel. Selon eux, l’AGEX ne devrait être organisée, selon les statuts, que sur demande des 2/3 de l’AG ou du président de la FAC. Ce qui n’a pas été le cas. De plus, M. Douzi avait rappelé récemment que «le bureau fédéral qui a géré la FAC depuis 15 mois est dans l’obligation de présenter ses bilans moral et financier aux membres de l’assemblée générale qui l’ont élu, par respect, par déontologie, mais surtout par la force de la loi et des statuts de la FAC». Contacté, hier, M. Douzi a déclaré : « Nous avons saisi le tribunal administratif pour dénoncer cet état de fait afin de revenir à la légalité. Mais le tribunal administratif a déclaré que s’agissant d’une affaire sportive il faut s’adresser au Tribunal arbitral u sport (TAS). Et c’est justement pourquoi l’avocat s’est présenté «hier, jeudi, NDLR pour déposer un recours, mais le Tas était fermé. On le fera donc prochainement et j’espère que le TAS serait équitable et appliquerait la réglementation en vigueur.» Enfin, M. Douzi a tenu à conclure en ces termes : «Ce qui est important ce n’est plus le nombre de candidat (s), mais juste l’application de la réglementation. Si M. Barbari serait élu, j’espère simplement qu’il ferait tout pour travailler au profit du service du collectif et non à des fins personnelles pour le développement du cyclisme en Algérie qui en a bien besoin.»