La gare routière d’Oran a connu, avant-hier, une ambiance particulière suscitée par la décision des transporteurs de faire la grève
du zèle en cessant toute activité.

Ainsi, ils étaient plus de 2 000 professionnels du transport urbain, péri-urbain et interwilayas à avoir garé leurs autocars pour dénoncer ce qu’ils ont appelé les « agissements de la direction des transports » de la wilaya. Leur arrêt de travail a créé un véritable malaise chez les passagers et a fait le bonheur des chauffeurs de taxi – officiels et clandestins. Ces derniers ont eu à travailler plus que d’habitude et avec, pour certains, des tarifs prohibitifs pratiqués sur des passagers cherchant à tout prix à rejoindre la gare ferroviaire ou la station de taxi péri-urbains et inter wilayas. Sur place, et après discussion avec les transporteurs grévistes, tous affirment qu’ils resteront en « grève ouverte » jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en charge. La plus importante de ces revendications, toutefois, est leur refus de quitter la gare routière actuelle – celle d’El Bahia (Petit-Lac) pour une autre prévue à hai Essabah prévue pour desservir les petites distances tandis que celles d’El Bahia restera ouverte pour les transporteurs spécialisés dans les grands trajets. La corporation dans son ensemble refuse, cependant, cette solution. Elle estime, d’après ce qui a été recueilli auprès de ses membres, qu’une « gare routière unifiée demeure la meilleure solution » pour la profession. D’autant que, a-t-on précisé, « tout a été fait pour que « l’organisation des rotations et des services ne souffre d’aucune anomalie ». « Pendant des années, nous avons travaillé avec le syndicat pour que la gare fonctionne bien et pour l’intérêt de tous, voilà qu’on nous dit qu’il faut déménager ailleurs. La gare de hai Essabah n’est pas très indiquée car elle n’a pas les commodités qui existent ici (d’El Bahia ndlr) et elle n’est pas bien desservie par le transport urbain public et privé », nous dira un transporteur gréviste. A suivre. n