L’entrée en production de la première usine de fabrication de plaquettes de freins, pour véhicules légers et lourds, au niveau national, est prévue pour la fin du mois de février, a-t-on appris jeudi, a Tizi Ouzou, auprès de son directeur, Ait Ahmed Kaïs. Rencontré au salon des jeunes investisseurs qui se tient depuis deux jours, le premier responsable de Ikam auto Industries a estimé que son projet «vient en appoint à la politique nationale adoptée dans le créneau de l’industrie automobile et contribuera à réduire la facture des importations en matière de consommables».
Implantée dans la commune de Timizart (30 km au nord-est de Tizi-Ouzou), le projet, d’une valeur d’investissement global de 900 millions de DA, fruit d’un financement entre la Banque de développement local (BDL) à hauteur de 70% et de M. Ait Ahmed avec 30%, ambitionne, selon ce dernier, à produire 15 millions d’unités dès la première année et d’atteindre les 20 millions dès la deuxième année. «Nous espérons couvrir tout le territoire national et répondre aux besoins du marché avec un produit local et de qualité conforme aux normes internationales», soutient Ait Ahmed qui souligne que l’Algérie qui dispose d’un parc automobile en constante augmentation» gagnerait à fabriquer localement ce produit consommable». Encouragé par l’essor que prend le développement de l’industrie automobile en Algérie, Ikam auto Industries se fixe d’ores et déjà comme objectif de satisfaire les besoins du marché national et contribuer à réduire sensiblement les importations en la matière, estimées à ce jour, à 35 millions d’unités par an.
Selon des études de marché effectuées dans la phase de préparation du projet, il en ressort, a-t-il relevé, qu’il est «plus avantageux pour l’économie du pays d’importer la matière première et de produire localement que d’importer un produit fini».
Pour ses besoins en matières premières, 57 matières mélangées dont l’acier et la colle, Ikam auto Industries est obligée de «recourir à l’importation à hauteur de 60% tandis que les 40% restants sont déjà disponibles sur le marché national», a fait remarqué le directeur de l’usine. «L’important est la maîtrise de la technologie qui coûte cher et d’arriver à homologuer le produit et de le rendre conforme aux normes internationales», a-t-il ajouté, promettant un produit «à des prix très compétitifs pouvant être 50% moins cher». Pour les marchés, le même responsable a indiqué que «des contacts ont été déjà noués avec certaines firmes de montage automobile implantées ici en Algérie», dont Ival, Renault et Sovac, qui ont montré un intérêt et une disponibilité à s’approvisionner localement. En outre, il a indiqué, qu’à terme, il ambitionne développer et élargir sa production à d’autres pièces consommables à l’exemple des disques de frein et d’embrayage. n