De près de 250 malades comptabilisés en 2014, lors de l’ouverture du service oncologie de l’Etablissement public hospitalier Ibn Sina, du chef-lieu de wilaya, le nombre a augmenté considérablement en cinq années pour atteindre plus de 1 300 patients actuellement, selon des sources médicales concordantes.
La nécessaire extension du service, qui ne dispose que d’une vingtaine de lits, pour permettre l’accueil et la prise en charge d’un plus grand nombre de patients, a été soulevée par le staff médical du service. Ce dernier assurant la prise en charge des patients en matière de chimiothérapie est chapeauté par 5 médecins spécialistes, 3 généralistes et 1 psychologue. Par ailleurs, la prise en charge en matière de soins (chimiothérapie) sera renforcée incessamment avec l’ouverture du service d’oncologie au niveau de l’Etablissement public hospitalier Slimane-Amirat de Aïn Mlila. Ce service fonctionnera comme hôpital de jour (les malades font les soins et rentrent chez eux), sous la responsabilité d’un médecin spécialiste. Doté d’un équipement spécifique avec disponibilité des médicaments nécessaires aux cures de chimiothérapie, il est le fruit, selon les mêmes sources, de l’étroite coordination de la direction de l’hôpital avec l’association El Amel de Aïn Mlila, activant dans la sensibilisation et la prévention contre le cancer.
Comme chaque année, le 4 février, Journée mondiale de lutte contre le cancer, une pathologie qui demeure la première cause de mortalité dans le monde, voire devançant les catastrophes naturelles et les guerres, constitue une occasion propice pour sa prévention. De ce fait, l’objectif primordial de la commémoration de cette journée est de faire prendre conscience de l’utilité d’un dépistage précoce permettant d’arriver à une guérison. Les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) font part de 8,2 millions de décès chaque année de cette pathologie.
Le tiers de ces décès peut être évité surtout que, détectés suffisamment tôt, de nombreux cancers peuvent être guéris. Cependant, il n’en demeure pas moins que les différentes régions du monde ne sont pas à égalité devant cette pathologie. Car si la partie Nord bénéficie de moyens importants pour la détection et le traitement de la pathologie, les pays du Sud sont moins bien lotis, voire ne bénéficient pas des mêmes attentions.K. M.