A son actif plusieurs décennies dans le secteur de l’éducation nationale, El Hadj Hachemi Meznane a été rappelé à Dieu au début de cette semaine, à l’âge de 77 ans. Une foule immense a accompagné sa dépouille à sa dernière demeure au cimetière Sidi Betka.

Il a commencé sa carrière d’enseignant durant les années 50 jusqu’à 1975, où il intégra l’ITE d’El Eulma pour en sortir avec le diplôme d’inspecteur de langue française. Une langue qu’il maîtrisait, avec un léger accent d’Occitanie, cher à Pagnol et Brassens qu’il aimait lire et écouter d’ailleurs. Durant sa carrière d’inspecteur, Hachemi Meznane, avec son conseiller pédagogique Layadi Chitour, comme binôme, sillonnait les écoles du chef-lieu de wilaya comme celles des régions les plus reculées, parfois, inopinément, et organisait des demies journées pédagogiques au profit des enseignants de sa circonscription pour les accompagner et orienter, notamment, les nouveaux pendant qu’ils dispensaient leurs cours. Parfois, il n’hésitait pas à s’y mettre, rien que pour transmettre à l’élève la meilleure manière de tenir un crayon, d’écrire une lettre ou d’articuler un mot. Et gare à l’enseignant qui ne préparait pas ses fiches ! Pour lui, « une leçon bien réussie » commence d’abord par la préparation des fiches et non pas par l’improvisation. Après environ 45 ans de bons et loyaux services dans le « plus beau métier du monde », disait-il, il partit à la retraite en 2002 pour s’adonner à la chasse et à la pêche, tout en consacrant une partie de son temps à ses petits-enfants pour leur lire inlassablement des poèmes et des histoires, inspirés du patrimoine populaire ou des fables de La Fontaine, nous dit l’un de ses fils.