Le nom du pays hôte de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 ne sera connu que le 9 janvier prochain à l’issue d’une réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) à Dakar (Sénégal). Deux nations sont en course pour abriter la messe continentale : l‘Egypte et l’Afrique du Sud en l’occurrence. Si le sélectionneur national, Djamel Belmadi, avait à choisir, il opterait pour le pays de Mandela. Et il a ses raisons.

Bien que de nombreux éléments indiquent que le tournoi biennal devrait se tenir en Egypte, Djamel Belmadi a une préférence pour l’Afrique du Sud. Une désignation qui l’enchanterait certainement. Qui permettrait -notamment- de se produire dans de meilleures conditions. Le driver de l’EN a estimé que: « l’Égypte, c’est à peu près le même climat que le Qatar au mois de juin concernant l’environnement et les conditions de jeu. C’est quasiment impossible de jouer avec un taux d’humidité élevé et une chaleur énorme.» Non, le successeur de Rabah Madjer a la tête des « Verts » n’est pas en train de trouver des prétextes pour anticiper d’éventuelles contreperformances des siens durant la prochaine CAN puisqu’il a précisé que « cela vaut pour toutes les équipes à la CAN, pas seulement pour l’Algérie.»
Le sélectionneur des « Fennecs » sait pertinemment que la fraîcheur physique reste très importante pour avoir un rendement optimal. D’autant plus que ses poulains joueront tous les trois jours. Un enchaînement de matchs qui pourrait laisser des séquelles sur le plan physique. Surtout que cette compétition interviendra juste après la fin d’une longue saison susceptible d’éreinter les organismes : «  En plus de ça, la compétition se jouera en fin de saison et les conditions climatiques en Afrique du Sud sont plus agréables, c’est l’hiver chez eux. De ce point de vue, je préfère que la CAN se joue en Afrique du Sud»,  notera Belmadi. Si le chef de la barre technique d’«El-Khadra» a considéré les paramètres climatiques pour donner sur un avis sur la désignation, pas sûr que l’instance confédérale prenne sa décision par rapport au mercure. En effet, avec une simple lecture des noms des pays organisateurs de la CAN depuis la création de l’épreuve et ce, jusqu’en 2023, on s’aperçoit que cette compétition n’a plus eu lieu dans un pays de l’Afrique du Nord depuis l’édition 2006 en Egypte justement. Avant elle, la Tunisie l’avait organisée en 2004 alors que l’Algérie ne l’a abritée qu’en 1990.

Attribution : le « zonage » contrarie Belmadi
De plus, il est utile de rappeler qu’en raison de la situation sécuritaire en Libye, la CAF avait décidé que l’Afrique du Sud la remplacerait en tant que pays-hôte de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2013. Deux ans plus tard, en 2015 c’est le Maroc qui devait accueillir le tournoi continental mais à quelques semaines de la phase finale il fut disqualifié par la CAF en raison de ses demandes répétées de reporter l’épreuve par crainte du virus Ebola. La CAF trancha et confia l’organisation de la CAN 2015 à la Guinée équatoriale. Quant à l’Algérie, qui avait candidaté pour organiser l’édition 2017, elle n’a pas été retenue.
De plus, et suivant l’actuelle répartition des prochaines CAN, l’Afrique du Nord ne pourrait organiser une CAN qu’en 2025 et encore… Par ailleurs, il est utile de noter qu’à chaque fois que la CAF confie l’organisation de la CAN à un pays, elle prend en compte plusieurs aspects : sportif, réglementaire, commercial, économique, social, financier et sécuritaire. Par conséquent, sur le principe de la répartition par zone, l’Afrique du Nord devrait donc logiquement être favorite cette fois. L’Egypte serait donc la terre d’accueil idéale pour cette édition 2019.