Le ministre de la Santé de la Population est de la réfome hospitalière était mardi en tournée d’inspection dans la wilaya où il a notamment inauguré une polyclinique à Ain Beidha, inspecté l’hôpital mère et enfant, le chantier de l’institut de formation paramédicale et plusieurs autres projets de son département à Ain M’lila et Ain Fakroun.

La dotation des EPH en spécialistes, en ambulances médicalisées et les EPSP en agents paramédicaux notamment dans les zones rurales, la levée du gel sur le projet de l’hopital 240 lits du chef-lieu de wilaya qui n’a jamais bénéficié d’une opération d’inscription d’un établissements hospitalier, médicaments, films de radiographie et analyses dans les EPH, révision du programme de garde des pharmaciens d’officines, retards de l’opération de remplacement normalement des brûleurs et incinérateurs par des banaliseurs dans les hôpitaux, sont autant d’insuffisances entravant la prise en charge convenable des patients dans les établissements publics hospitaliers de la wilaya que devaient normalement mettre en exergue les professionnels de la santé lors de leur rencontre programmée à la fin de la tournée, ce mardi, à travers la wilaya d’Oum El Bouaghi du Pr Mokhtar Hasbellaoui, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Cette tournée l’a conduit, en compagnie du chef de l’Exécutif et des responsables et élus locaux, en premier lieu à Aïn Beïda, la plus grande agglomération de la wilaya, où Hasbellaoui a procédé officiellement à la mise en service d’une polyclinique à la cité Essalam. Ayant coûté au Trésor public une enveloppe de 10 milliards de centimes, l’infrastructure accueillera désormais le public après plus d’une décennie. Lors de la visite de l’Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) Mère-Enfant-Dr Boumali d’Aïn Beïda comportant le service de gynécologie (60lits) et de chirurgie infantile (30 lits), pris en charge par 163 paramédicaux, 6 psychologues, 30 sages-femmes et 9 anesthésistes, le déficit en spécialistes en gynécologie, tant déploré par les citoyens et les patientes et l’absence d’un centre de transfusion sanguine ont été soulevés à l’occasion. La première étape de la tournée du ministre de la Santé s’est achevée par la visite du projet de réalisation de l’Institut de formation paramédicale.
D’une capacité de 300 élèves-stagiaires parmi lesquels 200 en régime d’internat, l’infrastructure a vu passer l’autorisation de programme initiale de l’ordre de 100 millions de dinars à 400 millions de dinars suite à des retards. Au chef-lieu de wilaya, le ministre a rehaussé par sa présence les festivités commémorant la Fête de la police arabe à l’Unité républicaine 201 de maintien de l’ordre. L’occasion a été propice pour honorer un certain nombre d’éléments promus au grade supérieur.
L’après-midi, le ministre de la Santé et la délégation de wilaya qui l’accompagne se sont rendus à Aïn Fakroun où il a procédé en compagnie du chef de l’exécutif à la mise en service du nouveau centre d’hémodialyse. Ce dernier, équipé d’une vingtaine de générateurs, vient à point nommé atténuer le calvaire les 22 patients hémodialysés de la commune qui se rendaient auparavant à Aïn Mlila et Oum El Bouaghi, et renforcer ainsi les infrastructures prenant en charge les hémodialyses à travers la wilaya. Ensuite, il s’est enquis du projet de l’hôpital de 120 lits qui a connu un retard dans les travaux avoisinant les 55%, avant de rallier Aïn Mlila où il a inspecté le projet de réalisation de l’hôpital 240 lits. Ce dernier a enregistré une réévaluation pour une enveloppe de 120 milliards de centimes pour un délai de réalisation de 16 mois. Enfin la tournée du ministre de la Santé vient à point nommé pour lui permettre de s’enquérir sur le terrain de la situation des infrastructures sanitaires et de la prise en charge des patients d’autant plus que des insuffisances ont été comptabilisées lors des tournées du chef de l’Exécutif, à l’exemple de l’absence d’une opération d’équipements d’une salle de soins à El Malha (Aïn Fakroun), les conditions déplorables dans lesquelles travaillent les médecins de l’EPH Mohamed-Boudiaf d’Oum El Bouaghi qui n’a pas fait l’objet de la visite ministérielle ainsi que l’EPH Ibn Sina. n