L’université Chadli-Bendjedid d’El Tarf a multiplié, au cours de ce semestre de l’année universitaire 2018/2019, colloques et séminaires organisés par les différentes facultés. Le dernier séminaire en date a porté sur l’importance de la qualité des produits de consommation

proposés aux citoyens sur le marché national et l’importation. Plusieurs thèmes ont été abordés à ce sujet, au niveau de l’amphithéâtre de l’université, où pas moins de trois cents participants ont suivi les différents exposés et débats. Plusieurs thèmes ont polarisé l’attention des participants notamment celle de Bouhali Ihcen président de FGAR, qui a longuement axé son exposé sur le rôle que devrait jouer la caisse qui accorde des crédits aux petites et moyennes entreprises en venant en aide aux jeunes investisseurs manquant souvent d’expérience. Lors du séminaire, l’orateur a brossé un tableau récapitulatif sur les méthodes préconisées pour aboutir à de meilleures qualités et les différentes astuces pour pouvoir réussir le montage d’une micro entreprise. L’autre thème qui a été suivi par les universitaires doctorants et chercheurs est celui des perspectives de développement de la qualité au niveau des unités oléicoles. Ce créneau est suivi par de nombreux agriculteurs dans cette wilaya de l’arrière pays. Maîtrisant son sujet, Mme Benrachou, docteur au niveau de la faculté des sciences économiques, a mis en garde l’assistance sur le retard de développement en amont et en aval. Un retard, a-t-elle indiqué, provoqué par de nombreux facteurs pour la majorité naturels telles que les incendies de forêt, la sécheresse. La culture de l’olive n’est pas de tout repos et exige de la part des fellahs qui se sont spécialisés des soins appropriés surtout quand on sait que les moyens d’appui ont été réduits au strict minimum même pour les régions agricoles par excellence. Aussi le savoir-faire pourrait être un facteur déterminant pour le développement de cette filière. L’oratrice a en outre évoqué l’absence de laboratoires spécialisés, d’unité de conditionnement, mais également la non-maîtrise du processus complet, font que notre huile ne peut rivaliser avec les productions des pays concurrents. Cette wilaya doit avoir les normes non seulement locales mais aussi internationales pour qu’elle soit exportée. La mise à niveau de la fonction commerciale, en particulier l’exportation, est incapable d’assurer une offre concurrentielle sur le marché international dominé par les Européens dont l’exigence est le respect des normes strictes du Conseil oléicole international. Elle a indiqué que les huileries exploitées à travers le pays sont d’un niveau technologique tout à fait indiscutable puisque des marques internationales notoirement connues équipent nos oléiculteurs (Alfa Laval, Pier Ralisi, Rappanelli). Ils se heurtent cependant au problème du savoir-faire faisant fi du respect des process recommandés par les spécialistes pour l’obtention d’une huile de qualité. Ainsi, elle préconise pour la fermentation de la récolte d’olive son stockage et sa conservation dans des emballages adéquats. Etant donné la conjoncture internationale actuelle la production d’une huile d’olives de qualité dans une conjoncture internationale marquée par une forte concurrence, tous les efforts devraient être déployés dans ce secteur afin de mettre sur le marché des huiles d’olive de bonne qualité destinées aussi bien au consommateur algérien qu’à l’exportation. Ainsi la connaissance de notre patrimoine oléicole, sa bonne gestion et son exploitation pourront contribuer à améliorer cette filière en Algérie. Si l’on veut obtenir une huile vierge, bien classée selon les normes du COI en extra vierge, ayant de bonnes caractéristiques de qualité et une composition répondant aux normes, il faut veiller à ce que toutes les opérations, aussi bien au stade de la culture qu’au cours de la mise en œuvre des olives, soient effectuées avec soin. L’accent doit être mis dans les perspectives d’avenir sur la grande nécessité d’améliorer sans cesse les conditions de production et de veiller à la qualité de l’huile d’olive pour une valorisation indispensable de celle-ci, une meilleure rentabilité de la production ainsi que la formation de spécialistes en oléiculture et en technologies oléicoles. Pour leur part, le docteur Triki Hacen ainsi que Benouhiba Noura ont abordé le sujet de la création de petites et moyennes industries sur le plan sociologique. n