L’unité de Tizi-Ouzou de l’Algérienne des eaux (ADE) s’est dotée d’un nouveau laboratoire de contrôle de la qualité de l’eau potable doté de nouveaux équipements, a-t-on appris mardi auprès de cette entreprise publique.

Le laboratoire, réalisé à Boukhalfa (banlieue ouest de Tizi-Ouzou) pour remplacer celui abrité par le siège de l’Unité (au centre-ville) devenu exigu, a été doté d’un nouvel équipement et matériel pour un contrôle plus complet de la qualité de l’eau distribuée au consommateur, dont un ionomètre qui « permettra d’analyser en plus de ce qui est fait auparavant, la présence de certains éléments nocifs à la santé tel que le fluorure, bromure, sulfure et cyanure », a indiqué à l’APS le chef de ce laboratoire Ladjel Samia. En plus de cet appareil, « une partie des anciens équipements dont disposait le laboratoire de l’unité de l’ADE a été renouvelée et renforcée par de nouvelles acquisitions, dont des spectrophotomètres de dernière génération qui assureront une détection plus rapide des paramètres de pollution », a-t-elle dit. Plus spacieux que l’ancien, ce laboratoire permet aux équipes qui effectuent les analyses physico-chimiques et bactériologiques de « travailler plus à l’aise et de mieux disposer des équipements et du matériel nécessaire à leur travail et vérifier que l’eau distribuée au consommateur est de bonne qualité », a indiqué Mme Ladjel qui a observé que le laboratoire de l’unité de Tizi-Ouzou de l’ADE analyse jusqu’à 74 échantillons/jour. Outre ce laboratoire, l’ADE compte 22 centres qui couvrent l’ensemble du territoire de la wilaya pour assurer les contrôles et la désinfection de l’eau potable au quotidien et suivre l’opération de nettoyage et de désinfection des ouvrages hydrauliques et aussi se déplacer lorsqu’il y a réclamation, a-t-elle ajouté. En cas de non conformité de la qualité de l’eau aux normes, « les chefs de centre sont immédiatement saisis pour prendre les mesures nécessaires qui peuvent aller jusqu’à la suspension de l’alimentation en eau potable, le temps de remédier au problème » a-t-elle souligné. Rassurant le consommateur que l’eau qui coule du robinet « est traitée rigoureusement et régulièrement contrôlée », Mme Ladjel a toutefois appelé les citoyens à se rapprocher du laboratoire de Boukhalfa en cas de doute sur la qualité de l’eau afin que des préleveurs soient envoyés sur place. n