Selon le président du bureau de wilaya de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) M. Naïmi,  15 000 agriculteurs à travers le territoire de la wilaya de Sidi Bel Abbès sont redevables aux services des domaines de grandes sommes, pouvant atteindre 30 millions de centimes,

pour un grand nombre d’entre eux étant dans l’incapacité de les régler. En cas de retard de paiement du cumul de redevances, qui date de la période allant de 1987 à 218, le débiteur est passible d’une pénalité de retard, le blocage de son compte bancaire et confronté à une résiliation administrative de la concession du terrain agricole. Outre le blocage du compte bancaire, l’agriculteur ne pourra pas accéder à un crédit bancaire, ni postuler aux prêts Rfig et Ettahadi, déplore le représentant des professionnels de l’agriculture.
«La majorité des agriculteurs avaient abandonné leurs terres durant la décennie noire, cessant toute activité agricole et d’élevage et même quitté leurs fermes. Ils ne les ont regagnées qu’après rétablissement de la sécurité, pourquoi les contraindre à payer des cumuls d’argent», proclame-t-il. Le président de l’UNPA sollicite les pouvoirs publics d’effacer les dettes des agriculteurs et de les encourager à mieux produire et à développer leur capacité de production, ce qui mettrait un terme aux spéculations sur le marché national. Il s’engage également à soulever le problème devant le Conseil national et le ministre de l’Agriculture, dans l’espoir d’obtenir l’exonération du paiement de la redevance.
Il est à souligner que la redevance fixée
à 900 DA sur l’hectare, payable par annuité à la Caisse de l’inspection des domaines téritorialement compétente.