La Société algérienne des pathologies hypophysaires a organisé, hier, son 3e congrès à l’auditorium de l’Institut du rein du CHU Frantz-Fanon de Blida.

Cet évènement a été organisé autour du thème « Craniopharyngiomes et acromégalie », qui a donné lieu à d’intenses débats entre médecins algériens et étrangers sur les moyens de rendre la médecine plus efficace contre ces maladies, en faisant le point notamment sur les derniers développements scientifiques et médicaux dans ce domaine.
En marge des travaux du congrès, le président de la Société algérienne des pathologies hypophysaires, le docteur Kheiredine Abdelwaheb Bouyoucef, a mis l’accent sur la gravité des maladies liées aux pathologies hypophysaires.
« Les tumeurs bénignes de l’hypophyse peuvent rendre aveugles les malades ». Leur diagnostic « doit être fait le plus précocement possible » afin de leur éviter la cécité, a indiqué ce médecin spécialiste. «Les pathologies hypophysaires ce sont très souvent des tumeurs bénignes qui commencent à grossir dans la loge de l’hypophyse et qui vont augmenter de volume. 
Elles vont rejoindre le chiasma optique, pour le comprimer ce qui va rendre la personne aveugle. Une tumeur qui naît dans la loge de l’hypophyse va comprimer forcément les voies optiques et c’est ce qu’on veut éviter. Toutes les spécialités sont concernées par ces tumeurs», a ajouté ce médecin spécialiste. Et d’indiquer que les membres de la société qu’il préside sont en train de « parcourir toute l’Algérie, de wilaya en wilaya, pour sensibiliser les médecins généralistes ainsi que les spécialistes aux conséquences de ses pathologies » quand elles ne sont pas diagnostiquées à temps. « Nous insistons pour que le diagnostic soit fait le plus précocement possible », a encore insisté ce chef de service de neurochirurgie au CHU de Blida. Il a expliqué que « le diagnostic est très facile et pour cela, chaque année, la Société algérienne des pathologies hypophysaires organisent trois à quatre formations pour les médecins généralistes à travers les wilayas. Si on continue à sensibiliser, on aura moins de cécité et moins de complication de la maladie comme l’acromégalie », a-t-il souligné, en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un « problème de santé publique », sachant que ce sont des « pathologies qui peuvent toucher tout le monde ». Dans le même ordre d’idées, le docteur Bouyoucef a révélé qu’au niveau de son service « plus de 800 personnes atteintes des pathologies hypophysaires ont été opérées». Pour rappel, la Société algérienne des pathologies hypophysaires a été créée par des neurologues, des radiologues et des ophtalmologues, en 2015.