Ali Haddad a été réélu, hier, pour un second mandat à la tête du Forum des chefs d’entreprise (FCE) lors de l’assemblée générale élective tenue à la salle Maâchi (Alger-Centre) qui a vu la présence du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, et du secrétaire général de l’Union générale de travailleurs algériens (UGTA), Abdelamdjid Sidi-Saïd.

C’est donc sans surprise que le président du FCE succède à lui-même aux rênes de la plus puissante organisation patronale du pays. Prenant la parole dans une salle pleine à craquer, Ali Haddad a étalé les priorités du FCE entre édification d’un siège social au Quartier d’affaires d’Alger, et dont il a procédé lui-même à la pose de la première pierre, hier, construction de l’école supérieure de commerce et de management et réalisation d’une école pour l’hébergement et la prise en charge de 1 000 enfants en situation de handicap.
«Conscient de l’ampleur des défis qui nous attendent, j’espère pouvoir en être à la hauteur, tant les difficultés sont grandes et la responsabilité lourde à porter», a-t-il déclaré. «Le défi est d’autant plus important qu’il s’agit d’un renouvellement de confiance pour une plus grande performance et de nouveaux challenges», a ajouté M. Haddad. Faisant le bilan de son premier mandat à la tête du FCE, le président réélu n’a pas manqué de se réjouir des « acquis et réalisations incontestables » atteints par cette organisation, notamment à travers une assise qui « s’est élargie », une place dans le paysage socio-économique «renforcée» et une « crédibilité au plan international établie». Toutefois, «cette avancée n’a pas été opérée sans difficultés. Vous avez tous été témoins de l’hostilité exprimée à notre égard par les personnes réfractaires au changement», a-t-il martelé en direction de l’assistance, notamment les membres de son organisation.
Dans le même sens, Ali Haddad n’a pas hésité à plaider haut et fort son soutien à la politique de décentralisation prônée par les pouvoirs publics sur orientation du président de la République. « Il faudrait absolument que l’initiative de la décision économique soit libérée. Il y va du développement des territoires et de la promotion de leur activité », a-t-il soutenu. Le président du FCE a également mis l’accent sur les ambitions du Forum dont le soutien des TPE et PME dans leurs dynamiques de développement, la promotion des TIC et de l’économie numérique pour «l’émergence d’un secteur privé fort», a-t-il expliqué.