«Tous les élus et les membres de la délégation sont les bienvenus, mais pas vous ! Vous avez insulté les Amazighes qui sont plus grands que vous ! Vous n’êtes pas la bienvenue à Boumerdès ! Vous  êtes indigne de nous représenter !

Dégage !». C’est par ces mots lancés à la députée Naïma Salhi que les citoyens de Chabet El-Ameur l’ont accueillie ou plutôt renvoyée. La députée du parti islamiste PEP était en compagnie du wali et du président-directeur général de Sonelgaz, qui effectuaient une visite dans les communes de la wilaya, lorsqu’elle a été prise à partie par les jeunes qui l’ont «chassée» de la ville tout en lui rappelant ses dérives impardonnables à l’encontre de la langue et de la culture amazighes. Pour rappel, Naïma Salhi, censée, en sa qualité de chef de parti, défendre les constantes et l’unité nationales, a exprimé toute sa haine vis-à-vis de la langue et la culture amazighes.
«Les Algériens, notamment les citoyens de Boumerdès, qui l’ont élu députée, n’oublieront jamais ses déclarations haineuses et ne sont pas près de lui pardonner», s’offusquent les citoyens. Le même scénario s’est produit à Naciria, où des jeunes ont rappelé à Naïma Salhi, en quelques phrases, l’histoire authentique de l’Algérie amazighe et l’ont obligée à quitter les lieux. «Elle n’est pas la bienvenue dans notre ville car elle a touché à l’unité de tous les Algériens et a souillé la mémoire des militants de la cause nationale amazighe», lancera Kamel, un jeune étudiant, qui n’a pas omis de dénoncer le silence assourdissant des autorités sur les propos dangereux de la députée.
K. K.