Les formations politiques en lice pour le renouvellement partiel des membres élus du Sénat, prévu le 29 décembre, sont désormais en rang de bataille. Le FLN se distingue à l’occasion de cette échéance par sa présence dans les 48 wilayas du pays.

Passées les élections primaires que chaque parti avait organisées pour la circonstance, les partis affichent désormais leurs choix définitifs, dépassant ainsi l’étape des remises en cause de certains choix. C’est manifestement le cas du parti du Front de libération nationale (FLN), la formation politique en compétition dans toutes les wilayas.
Le rendez-vous est ainsi très attendu pour le Front vu la zone de turbulences organique qu’il a eu à traverser ces derniers mois avant de retrouver sa sérénité avec la nomination d’une instance collégiale pour une direction transitoire. Cette nouvelle instance a eu à gérer l’échéance des sénatoriales dans la mesure où elle a eu à dire son mot dans certains choix de candidatures. Et l’instance coordonnée par Mouad Bouchareb a pesé de tout son poids de représentants du FLN dans une dizaine de circonscriptions. Ce qui dénote vraisemblablement de choix opérés loin de l’unanimité souhaitée aussi bien par les instances dirigeantes que par les structures de base. C’est pour cette raison que le rendez-vous du 29 décembre et l’annonce des résultats ne manquent pas d’intérêt pour le FLN qui tente, tant bien que mal, de réunir les meilleures conditions en perspective de la tenue de son congrès extraordinaire.
Pour sa part, le Rassemblement national démocratique (RND) ne sera pas de la course dans une seule wilaya, Tizi Ouzou. Dans cette circonscription, le parti d’Ahmed Ouyahia soutient la candidature indépendante du président de l’Assemblée populaire communale (APC) de Tizi Ouzou, un choix qui continue, indiquent des indiscrétions, à faire grincer des dents dans la maison du RND. Le Rassemblement reste, lui, attendu à l’occasion de cette consultation pour laquelle se sont investies les structures du parti en vue de gagner un maximum de sièges au niveau de la chambre haute du Parlement.
Du côté de l’opposition, le Front des forces socialistes (FFS), cherchant à préserver sa représentation au Sénat, est présent dans 7 wilayas. Mais, incontestablement, il mise davantage sur les wilayas de Béjaïa et Tizi Ouzou où le parti est en pole position vu le nombre d’élus qu’il compte dans les assemblées locales. Le FFS aura visiblement une concurrence sérieuse de la part du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui veut, lui aussi, s’imposer dans les deux wilayas. Le FFS est en course à Tizi Ouzou, Béjaïa, Alger, Bouira, Sétif, Boumerdès et Oum El Bouaghi. Le RCD, qui participe dans trois wilayas (TiziOuzou, Béjaïa et Bouira) tentera, lui, de retrouver sa place au Sénat, alors que le MSP, privilégie les alliances afin de parvenir à des résultats acceptables pour le parti islamiste qui ne cesse de donner bien des signes de perte de vitesse.
Pour sa part, le Parti des travailleurs (PT) de Louisa Hanoune ne présente pas de candidats à cette compétition, lui qui ne cesse de réitérer sa revendication d’une assemblée constituante. Le Conseil de la Nation, Chambre haute du Parlement, comprend 144 membres, dont les 2/3, soit 96 membres, sont élus au suffrage universel indirect, parmi les élus des assemblées locales (Assemblées populaires communales et de wilaya) au sein de chaque wilaya, le tiers restant, soit 48 membres, étant désigné par le président de la République.<